Même si les résultats du New Hampshire, non encore parvenus après le vote du 8 dernier, donnaient une très légère avance en voix pour Donald Trump (ce qui semble improbable), Hillary Clinton devancera toujours le candidat républicain et finira par emporter le vote populaire. Pour le moment, ce 14 novembre, l’écart en faveur de la candidate démocrate est de l’ordre de 630 000 voix, soit 0,5 point d’écart. Mais le décompte final portera encore sur près de six millions de suffrages qui n’ont pas été décomptés. Et tout porte à croire que l’écart se creusera. Là, il ne s’agit plus de sondages, mais d’analyse électorale fondée sur les observations du passé… Le paradoxe, c’est en nombre de grands électeurs, sauf si certains se refusaient à désigner #Donald Trump le 6 janvier prochain (alors qu’ils sont mandatés pour le faire, mais ce n’est pas exclu), c’est en faveur du candidat républicain que l’écart s’élargira.

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Statistiquement, il est envisagé que le vote populaire soit de près de deux millions de suffrages supérieur au résultat de Donald Trump mais que ce dernier serait désigné président par non moins de 306 grands électeurs (la majorité se situant à 270). De plus, dans divers États républicains, dont celui du colistier et futur vice-président de Donald Trump, il est très fortement suspecté que des électeurs issus des minorités (Noirs, Latinos…) ou estimés favorables aux démocrates, aient été découragés de voter

Une Union désunie

Aux États-Unis, la Nation, c’est l’Union, et Washington, l’État fédéral. Les deux sont désunis. Trump va, sauf coup de théâtre, être désigné président. Et obtenir une confortable majorité, tant en chambre basse (des représentants des districts) qu’au Sénat.

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Mais les républicains sont divisés. Tout comme cette Nation qui a favorisé un vote rural, blanc, d’un niveau d’études bas ou moyen, ayant plébiscité ce qu’il avait envie d’entendre, et ravi de se conforter dans ses préjugés. Là d’où j’écris, près de cette Moldavie écœurée par la corruption d’une classe politique pro-européenne (en paroles au moins), et qui vient d’élire un président pro-russe voulant renverser le gouvernement, il m’est difficile d’argumenter plus avant. Clavier minuscule, tablette, et connexion difficile. Il ne s’agit pas d’établir un parallèle : la caste au pouvoir en Moldavie est pourrie, Hillary Clinton a été passée pour telle, mais son affairisme, celui de son mari, sont sans communes mesures. Le développer demanderait d’autres moyens. Inutile de souligner ô combien en Pologne, en Hongrie, en Moldavie et bien sûr en Russie, les dirigeants au pouvoir se sont réjouis de l’élection de Donald Trump. Ils espèrent bien aussi qu’Hillary Clinton finisse en prison, tout comme ils s’apprêtent à expédier leurs opposants en détention tels des Erdogan purgeant la Turquie de toute velléité de contestation.

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Inutile de s’appesantir. Mais il serait bon, ne serait-ce que par respect des faits, de redire, après Michael Moore, qu’en voix, Hillary Clinton l’a emporté sur Donald Trump. Assez largement, compte tenu aussi d’une forte abstention, qui avait déjà permis à Bush Jr. de devenir président face au gagnant Al Gore (de par le vote populaire) mais en des proportions bien moindres que l’écart entre Hillary Clinton et Donald Trump. Ne désespérons pas de lui : gavé de casinos et d’hôtels en Europe de l’Est, peut-être aura-t-il l’élégance de passer la main à un autre qu’un de ses fils (ou filles). Mais s'il applique son programme, la désunion prendra une ampleur inouïe. #Maison Blanche #Etats-Unis