Cela se calme un peu côté #Donald Trump qui a confronté un protestataire, un vieil ancien combattant, venu à son meeting de Fayetteville (Caroline du Nord). Il a calmé ses troupes : ‘’Il a servi dans notre armée, nous devons respecter cela’’. Cela change agréablement des invectives lors des primaires ou de la campagne jusqu’à tout récemment. Pour le moment, le républicain n’a pas commenté la divulgation par l’agence AP de documents officiels établissant que sa femme, #Melania Trump, a bel et bien travaillé sans permis et tout à fait illégalement aux États-Unis. Elle et son avocat ne peuvent plus démentir comme auparavant. Une quinzième femme n’est pas venue sur le devant de la scène pour dénoncer les manières discourtoises de The Donald à son égard.

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Et pour cause. Selon le Wall Street Journal, cette nième plaignante potentielle aurait reçu 150 000 $ du patron du National Enquirer pour révéler, en totale exclusivité, la nature de ses relations avec le candidat républicain. Il s’agit une ex-playmate des clubs du magazine Playboy. Les confidences ne sont jamais parues et le patron de ce tabloïde est un soutien actif de Donald Trump (si, si, en tout et pour tout, il y a eu six titres de presse pour le soutenir). Bonne nouvelle aussi pour Trump, Jane Doe alias Katie Johnson alias Miss X (dont le Daily Mail a obtenu l’identité) a retiré sa plainte. En revanche, dans ses déclarations au quotidien britannique, elle maintient qu’elle a été violée à l’âge de 13 ans, mais n’a su l’identité de Trump que plus tard, en visionnant l’émission The Apprentice.

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Trump (ou celui qu’elle a pris pour Trump) s’adressait à sa recruteuse afin qu’elle lui indique ce qu’il voulait : masturbation, fellation… puis, attachée au lit, déflorée. L’individu lui aurait dit qu’elle lui rappelait sa fille… En regard, Julian Assange a pu se confier à Russia Today. Comme Rachida Dati et les intermédiaires de Nicolas Sarkozy, qui les sollicitaient fréquemment, le couple Clinton faisait financer sa fondation par le Quatar et l’Arabie Saoudite. Et rien de la part de Kadhafi ? Pratiquement toute la presse russe se prononce en faveur du républicain et reprend tous ses propos accusateurs visant Hillary Clinton. À D minus 4, la campagne est marquée par de micro-événements. Donald Trump, à Tampa (Fl.) s’en est pris à Beyonce et surtout au rappeur Jay Z en raison de ses excès langagiers. ‘’De toute ma vie, je n’ai jamais dit ce qu’il dit’’, s’est offusqué le candidat sans que son nez ne se rallonge. En revanche, ses accusations de fraude électorale infondées lui collent aux basques.

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En divers États, Nevada et Caroline du Nord notamment, des enquêtes ont établi que tout avait été fait pour limiter le vote des Afro-Américains. Les Latinos sont aussi deux fois plus nombreux à vouloir voter qu’en 2004 (ils représentaient alors six pc des inscrits, et 12 à présent).

Issue incertaine ?

Trump a renoncé à un meeting dans le Wisconsin où les sondages donnent Hillary Clinton en tête de six points. Il a été remplacé par son colistier et le Speaker de la Chambre des représentants. Mais nationalement, l’écart semble vraiment se resserrer. Une moyenne établie par RealClear ne donnerait plus que 2,3 points d’avantage à la démocrate (plus haut, Reuters/Ipsos, avec 7, plus bas, deux sondages les donnant à égalité). Trump commence à la talonner dans le Michigan et au Nouveau Mexique, deux États « bleus » (démocrates). La moyenne Pollster de l’Huffington Post la voit baisser de six à cinq points (d'avance). Mais le Princeton Election Consortium lui prédit toujours 312 grands électeurs (la majorité est de 270), ce qui établit ses chances de l’emporter à un peu plus de 98%. Le modèle adopté sous la direction du Pr. Sam Wang, s’était montré fiable en 2012 dans tous les États sauf un seul… D’autres études concluent aussi à une victoire démocrate, mais à 85 ou 65%. Par ailleurs, les démocrates pourraient aussi reprendre la majorité au Sénat (mais cela semble plus tendu). #Etats-Unis