Jusque-là, la purge se poursuivait normalement en Turquie, avec l'arrestation devenue habituelle de plus en plus de députés pro-kurdes. Cette situation a amené l'autre parti d'opposition, le #CHP, Parti républicain du peuple, à réagir alors qu'il se sent lui-même menacé par une répression grandissante. Ainsi, son leader, Kemal Kilicdaroglu, a poussé hier un cri de colère contre le pouvoir en place.

Le gouvernement turc est accusé de profiter de l'état d'urgence pour museler toutes les formes d'opposition. La presse, l'armée, l'école, ainsi que l'opposition parlementaire sont, depuis, constamment mis en joue par le pouvoir en place.

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30 000 personnes ont, en effet, été arrêtées depuis le début de l'état d'urgence, le 20 juillet. Les haut-fonctionnaires kurdes tels que les deux maires de la ville de Diyabarkir ont également été arrêtés. D'autres ont été destitués et remplacés par des administrateurs judiciaires.

Le responsable : le parti islamo-conservateur AKP

M. Kilicdaroglu se plaint du fait que l'on ne puisse plus critiquer le parti au pouvoir. Il a ainsi remarqué que, si lui n'est pas convoqué au tribunal également, c'est parce que les autorités craignent qu'il ne fasse des révélations prouvant "leur coopération avec les terroristes". Car il affirme que, derrière les discours du pouvoir en place en #Turquie, le parti agit en sous-main en faveur des terroristes de l'#Etat Islamique.

"Vous avez soigné les militants de l'EI en Turquie. Vous avez fermé les yeux sur les passages des djihadistes. C'est à cause de vous si cette organisation s'en prend à notre nation."

En effet, le Parti de la justice et du développement est accusé de collaborer avec l'Etat Islamique sur son territoire, et également avec le Front Al-Nostra en Syrie.

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Ainsi, il aurait permis aux terroristes de commettre les nombreux attentats en Turquie, qui est une des cibles prioritaires de l'Etat Islamique. On se souvient notamment de ceux qui ont frappé Istanbul, Ankara, mais également les villes proches de la frontière avec la Syrie et l'Irak. Bref, du côté de l'opposition modérée, on s'inquiète : le parti républicain CHP est sans doute le prochain sur la liste noire du pouvoir.