La situation en #Turquie semble loin de s'arranger. En effet, après le début de la purge et l'arrestation de milliers de soldats et de fonctionnaires, cette fois-ci, un projet de #Loi vise carrément à amnistier certains agresseurs sexuels. Quelques semaines après l'annonce du probable rétablissement de la peine de mort, cette nouvelle fait froid dans le dos. Elle a suscité un tollé dans tout le pays et à travers la communauté internationale.

Indignation et justification

C'est le parti AKP, islamo-conservateur, celui du Président Erdogan, parti dit de la Justice et du Développement, qui en est à l'origine. De sorte que le projet est contesté au sein même du groupe par les femmes du parti.

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Elles affirment en effet, et avec raison, que cette loi irait à l'encontre du droit fondamental des femmes et des enfants. C'est une simple question de bon sens. De plus, des associations féministes, dont fait partie la fille du président turc, ont dénoncé ce texte. Les derniers journaux non muselés par le pouvoir se sont également insurgés, du plus progressiste au plus conservateur. Du côté du gouvernement et du parti, on tente de se justifier comme on peut à ce sujet. Le ministre de la Justice a expliqué qu'il s'agissait de remédier aux mariages précoces. Mais l'argument est un peu brouillon : ce serait pour éviter que le mariage ne se fasse avant l'âge légal autorisé. Car des familles, ne connaissant pas la loi, marient leur fille avant ses 17 ans, et le mari finit par se retrouver en prison, laissant la femme seule pour éduquer les enfants.

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Un risque majeur pour les réfugiées syriennes

Les premières victimes de ce texte de loi, s'il venait à être adopté, seraient les réfugiées syriennes. En effet, la loi inciterait presque au #Viol sur les mineures. Or, avec près de 2,8 millions de réfugiés syriens, la Turquie est l'un des pays hébergeant le plus de victimes de la guerre civile syrienne. Un grand nombre sont des jeunes filles qui, comme l'ont remarqué les associations féministes, sont de plus en plus sujettes à des mariages forcés. Elles ne disposent en effet que de peu de droits dans ce pays d'accueil, et doivent se soumettre à la tradition en vigueur, qui a presque remplacé la loi dans l'Est du pays.