Un camion a foncé dans l’assistance se pressant autour des étals du marché de Noël à #Berlin, hier, jeudi soir, vers 20 heures. Le bilan initial, de neuf morts, a été porté à 12 et il y aurait désormais plus d’une cinquantaine de blessés recensés. Le camion semi-remorque, immatriculé en Pologne, au nom d’une société de Gryfino, près de Gdansk, aurait été détourné par un djihadiste. Ce camion Scania, chargé de poutrelles de métal, aurait été détourné, vraisemblablement dans l’agglomération de Berlin. Ariel Zurawski, son propriétaire, aurait perdu le contact avec son conducteur, un cousin, au début de l’après-midi de lundi. Ce dernier, âgé de 37 ans, devenu passager involontaire, serait peut-être le mort trouvé dans la cabine.

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Le conducteur au moment de l’#Attentat a pu s’enfuir, mais a été intercepté dans le jardin de Tiergarten par la suite. Selon divers titres de presse allemands, le conducteur lors des faits serait un Pakistanais ou un Afghan ayant obtenu l’asile en Allemagne. L’attentat s’est produit au centre de Berlin, dans un marché de Noël fréquenté tant par des Berlinois que par des touristes étrangers car il se situe près de monuments très visités comme l’église commémorative Kaiser-Wilhelm, la porte de Brandebourg, ou encore le Zoo de Berlin. Il semble que la cible ait été sélectionnée en fonction de la présence de visiteurs étrangers afin d’amplifier le retentissement international de cet attentat. Si la police allemande reste circonspecte, la presse irakienne et Breitbart Jerusalem ont indiqué que le califat islamique (#Daesh) revendiquait cet attentat.

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Un certain Abu Dajana a aussi proclamé qu’après Paris et Berlin, ce serait le tour des États-Unis (qui ont été déjà frappés par divers attentats islamistes). Le camion avait chargé les poutrelles en Italie et devait les décharger près de Berlin mais la société réceptionnaire n'aurait pu prendre en charge la cargaison lundi. On ne sait encore où et quand il aurait été intercepté. Il aurait remonté la Budapester Strasse avant d’aborder la Kant Strasse et de s’engouffrer au milieu des cabanes du marché de Noël de la Breitscheidplatz. Avant de s’élancer sur la place, le conducteur avait éteint ses phares, selon l’un des témoins. Si la police allemande, dans la nuit de lundi à mardi, restait circonspecte, il semblait qu’il ne puisse s’agir que d’un attentat prémédité. Ce qui suppose que le conducteur ait pu bénéficier de complicités. Ce qui est certain, c’est que la propagande de Daesh, du califat islamiste, avait préconisé de renouveler le mode opératoire de l’attentat du 14 juillet à Nice au cours des fêtes de fin d’année, tant en Europe qu’en Amérique du Nord.

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En revanche, si des djihadistes se réjouissent de cette ‘réussite’ sur les réseaux sociaux, il n’est pas sûr que le califat ait d’ores et déjà revendiqué cet ‘exploit’ contrairement à ce qu’a indiqué la presse irakienne. Al-Qaïda et l’IS (ou Isis, le califat) rivalisent, tant en Syrie qu’au Yémen et ailleurs, et ce sera selon les dires de l’interpellé qu’une confirmation sera éventuellement donnée par l’un ou l’autre groupe.

Sécurité renforcée en France

Le Département d’État étasunien avait averti les divers pays occidentaux que des sources et indices convergents laissaient penser que les festivités de fin d’année seraient marquées par des attentats. L’Allemagne avait pris cette mise en garde au sérieux mais les mesures n’ont pu empêcher cet attentat. Lequel met d’autant plus en alerte les services de sécurité d’Europe de l’ouest, dont les français. Tout comme en Belgique et en d’autres pays, la sécurité a été renforcée aux abords des marchés de Noël. Pour le moment, les autorités allemandes n’ont pas donné d’indications sur la nationalité des diverses victimes de cette action meurtrière ni éclairci quand et comment le passager (ou conducteur initial) polonais était mort. Les répercussions pourraient fortement endommager, comme dans les pays du Maghreb, la fréquentation touristique des pays d'Europe de l'Ouest.