Die Welt, Le Monde et Reuters ont fait état de déclarations de responsables policiers berlinois indiquant que l’auteur de l’#Attentat ayant dévasté l’un des marchés de Noël de la capitale allemande serait toujours en fuite. Dans un premier temps, un témoin présent sur place avait repéré un individu qu’il avait suivi sur deux kilomètres, informant la police grâce à son téléphone portable. Le suspect, un réfugié pakistanais, se présentant comme Afghan dans un premier temps, avait été appréhendé alors qu’il se dissimulait dans le jardin du Zoo de Tiergarten. Cet homme a nié toute implication dans l’attentat. Le conducteur s’étant emparé du camion a exécuté le chauffeur polonais qui revenait d’Italie avec un chargement de poutrelles de 25 tonnes avant de foncer dans la foule, provoquant 12 décès et de nombreux blessés, dont 18 gravement.

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Selon Bild, le suspect interpellé ne présentait aucune trace de poudre ni de sang. Ses alibis ont été estimés crédibles, l’arme ayant servi à tuer le chauffeur polonais n’a pas été retrouvée et donc elle serait encore en possession du fuyard. Depuis environ lundi midi, le camion était garé devant une entreprise berlinoise…

Revendication douteuse

Divers organes de presse avaient rapidement affirmé, sur la foi d’informations vraisemblables, que Daesh avait revendiqué l’attentat. Cela provenait d’un tweet d’une milice irakienne imputant l’acte au califat. Depuis, aucune confirmation n’a été reçue. Tout comme dans le cas de l’assassinat de l’ambassadeur russe à Ankara, des sites complotistes ont commencé à attribuer la responsabilité de cet attentat aux services secrets étasuniens pour les uns, au Mossad israélien pour d’autres.

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Dans le premier cas, la facilité avec laquelle le jeune policier a pu pénétrer dans le centre culturel (il a produit sa carte de police pour éviter de passer sous un portique de détection) vaut preuve de l’implication d’autres commanditaires que les islamistes de Daesh ou d’Al-Qaida. Dans le second, c’est la présence sur le marché de Noël d’un journaliste ayant couvert l’attentat au camion de Nice, puis la fusillade de Munich du 22 juillet, qui alimente les supputations. Les conspirationnistes laissent aussi entendre que l’état du camion laisse supposer une manipulation, avec des figurants pour victimes. Le camion aurait été endommagé postérieurement, selon d’autres. D’autres publient des photos trouvées en ligne de divers hommes auxquels ils imputent la responsabilité de l’attentat. Jusqu’à présent, ces sources fantaisistes ne semblent pas être proches de celles ayant activement soutenu les théories accablant Hillary Clinton et louant Donald Trump. Le fait que le suspect arrêté ne soit pas l’auteur renforce ces spéculations gratuites. Des allégations similaires avaient été diffusées aux lendemains de l'attentat au camion de Nice. #Berlin #Complot