Hier, vendredi 16 décembre, Barack Obama accusait, lors d'une conférence de presse, la Russie de piratage informatique lors de l'élection présidentielle américaine. Barack #Obama s'appuyait pour cela sur les documents fournis par les services de renseignements de la #CIA aux élus du Congrès, républicains comme démocrates, dans lesquels les conclusions de l'agence sont sans appel : la Russie est bien responsable des cyberattaques qui ont affecté la campagne présidentielle, notamment par la diffusion de nombreux courriels. L'agence de renseignement affirme également que l'objectif de ces cyberattaques était clairement de favoriser le candidat #Donald Trump.

Publicité
Publicité

Néanmoins, les analystes de la CIA ne déclarent aucunement que la victoire du nouveau président-élu est due à ces cyberattaques.

Donald Trump, un président-élu sur la défensive

Malgré ces conclusions, sur lesquelles l'ensemble de la classe politique américaine semble s'accorder, Donald Trump s'en est pris violemment à l'agence de renseignement. En effet, il accuse la CIA d'affaiblir sa position auprès du collège des grands électeurs, qui doit se rassembler à nouveau le 19 décembre pour apporter un vote définitif en faveur du candidat républicain. Cette attaque virulente s'explique sans aucun doute par rapport aux résultats du vote populaire où Donald Trump est devancé par HIllary Clinton de plus de 3 millions de voix.

Une situation étrange

La scène politique américaine n'avait jamais été habituée à voir un président s'en prendre aussi ouvertement à une institution.

Publicité

Certains républicains s'en prennent sévèrement au président suite à ces nouvelles déclarations. Les élus ne comprennent pas la sollicitude de Donald Trump auprès de la Russie, alors que les relations entre les deux pays ont toujours été extrêmement tendues. A Washington, parmi les républicains, on s'étonne même que la tête du département d'Etat et le fauteuil de conseiller à la sécurité soient attribués à deux personnes dont les intérêts en Russie sont clairement connus.

Il faudra donc s'attendre à ce que l'officialisation du gouvernement Trump soit longue et tumultueuse, surtout si les élus de son propre camp ne sont pas enclin à le soutenir.