Si le Secrétaire à la Défense de #Donald Trump sera un général à la retraite, James ‘’Mad Dog’’ Mattis, son adjoint sera un ''simple'' multimillionnaire, Vincent Viola, nommé secrétaire aux Armées. Vincent Viola est à la tête de Virtu Financial, d’une firme d’électronique, et de diverses entreprises. Ancien président du New York Mercantile Exchange, il est surtout connu en tant que propriétaire et dirigeant, avec ses enfants, de l’équipe de hockey The Florida Panthers. C’est le second propriétaire d’un club sportif à rejoindre l’administration du président élu mais certes pas le seul millionnaire ou milliardaire à se trouver à la tête d’un département d’État.

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Vincent Viola présente cependant la garantie d’être passé par l’académie militaire de West Point (en 1977) puis d’avoir un temps servi dans la 101st Airborne Division. Mais il a ensuite effectué des études de droit à New York et s’est lancé dans les affaires.

Un cabinet de milliardaires

Millionnaires, ou plutôt multimillionnaires et milliardaires forment l’ossature de l’administration du nouveau président élu et désigné par les grands électeurs républicains (moins deux qui n’ont pu s’y résoudre). Il y a bien sûr le bientôt ex-président d’Exxon Mobil aux Affaires étrangères, trois anciens de #Goldman Sachs qui ont depuis prospéré dans leurs propres affaires, un patron d’une chaîne de restauration rapide nommé au ministère du Travail, le milliardaire Wilbur Ross au Commerce (surnommé Le Roi des faillites ou Le Vautour), la fille d’un très riche armateur (et elle-même fort fortunée) aux Transports, la bru d’un fondateur de l’agence Amway et sœur du fondateur de Blackwater à l’Éducation, une très, très riche épouse aux Petites Entreprises, et au-dessus du lot, le très influent et richissime Steve Bannon, de Breitbart News (entre autres…).

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Comme l’a exprimé Donald Trump, il veut s’entourer de gens ayant fait fortune, car ils sauront mieux négocier pour le bénéfice de ses électeurs impécunieux : un milliardaire ‘’ce n’est pas différent d’un grand joueur de baseball ou d’un grand joueur de golf’’, a-t-il plaisamment conclu.

Un fantastique cumul

Ces nominations représentent un fantastique cumul de fortune dont le total est évalué à 14 milliards de dollars. La précédente administration rassemblant autant de femmes et d’hommes d’affaires fut celle de George W Bush. On la surnommait l’équipe des millionnaires, mais elle fait pâle figure : l’équipe de Donald Trump est cinquante fois plus riche. La philosophie de Trump, c’est celle du ruissellement, du trickle down. Plus on est riche, plus on redistribue et les gouttelettes finissent bien par abreuver, ou plutôt étancher un peu la soif des plus assoiffés. Plus on amasse, mieux on négocie les meilleurs contrats, les meilleurs rabais, mieux on obtient des passe-droits, des places gratuites, des digestifs après les repas, une exemption de frais bancaires, &c.

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Sauf que le manque à gagner des libéralités est toujours répercuté sur la facture des moins fortunés et qu’il faut bien baisser les rémunérations du bas de l’échelle pour mieux rétribuer les hautes sphères des hiérarchies. Mais il suffit d’affirmer le contraire pour être crédible, de promettre d’éreinter la concurrence (chinoise, mexicaine, canadienne, européenne) afin de redistribuer largement autour de soi. L’argument vaut aussi pour les élus : mieux rémunérés, ils seront moins corrompus… Et puis, les anciens de Goldman Sachs qui ont su si bien faire délocaliser des emplois à l’étranger sont les plus aptes à les relocaliser : ils connaissent toutes les ficelles… Tout est bien et pour le mieux dans le meilleur de la TrumpLand Co Inc. Un royaume où sécurité sociale ou indemnités de chômage sont superflues puisque, c’est bien connu, les milliardaires guérissent les écrouelles et se font cirer les pompes au moins trois fois par jour…