L'événement en train d'avoir lieu en #gambie est malheureusement monnaie courante en Afrique : le président dictateur gambien, après avoir accepté le résultat des urnes, a retourné sa veste et contesté la victoire de son adversaire. C'est une nouvelle crise politique dans ce minuscule pays entouré par le Sénégal. Barrow, le nouveau président élu, a ainsi appelé à "descendre dans les rues aujourd'hui même". Si le dirigeant qui a opprimé le pays depuis 22 ans ne veut pas quitter le pouvoir, c'est en quelque sorte la rue qui le mettra dehors. La situation est presque similaire à la crise survenue en Côte d'Ivoire entre Gbagbo et Ouattara, entre 2010 et 2011.

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Cela rappelle aussi un événement plus récent : la contestation du vote par l'opposition au Gabon. Rappelons que la guerre, et notamment la guerre civile, est l'une des trois principales causes de mortalité en Afrique avec la famine et la maladie. Le monde ainsi que l'Union Africaine craignent une nouvelle boucherie, essentiellement depuis que Barrow a affirmé : "Nous allons descendre dans les rues aujourd'hui même, samedi, pour un meeting avec le peuple gambien. Pour le retour de la démocratie nous sommes prêts à y laisser notre vie."

Un revirement inattendu

Alors que toute l'Afrique avait retenu son souffle à l'annonce des résultats, puisqu'il était hautement probable que le dictateur les conteste, chacun avait vu dans la concession présidentielle de la victoire un regain démocratique.

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Mais, 8 jours seulement après avoir reconnu la défaite, le président #Jammeh a finalement changé d'avis. Pourquoi ? Parce que, selon lui, il aurait entre temps découvert que la Commission électorale n'était ni indépendante, ni honnête, ni fiable. Il incrimine ainsi tous ceux qui ont comptabilisé les votes et les autorités électorales qui auraient menti pour empêcher de nombreux électeurs de voter. Ce serait à cause de cette abstention seulement que son mandat n'aurait pas été reconduit. De plus, son autre argument est de voir son adversaire politique comme le pion de puissances étrangères à la solde de l'ONU, qui s'apprêteraient à coloniser la Gambie en déclenchant une opération militaire. La situation reste incertaine. Ce que la communauté internationale espère, c'est que les deux parties trouveront une manière non violente de mener à une sortie de crise.