Evidemment, le sujet est brûlant, donc "colonisation y a-t-il ?" ou "colonisation n'y a-t-il pas ?" n'est pas la question. Le fait est que depuis quelques temps les relations se sont tendues entre Israël et les pays arabes, une nouvelle fois. Ainsi, depuis peu, l'Egypte avait décidé de demander à l'ONU une résolution contre ce qu'elle nomme "colonisation illégale" des territoires palestiniens. Alors que beaucoup s'attendaient à ce qu'elle échoue grâce à un veto américain habituel sur ces questions, et d'ailleurs réclamé par le président-élu Trump, la résolution est passée. En cause, la décision de l'administration américaine de s'abstenir dans ce vote-ci.

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Cela illustre la prise de distance du gouvernement démocrate vis-à-vis d'une politique dure de l'Etat hébreu. Elle avait été initiée avec l'élection de Barack #Obama à la présidence il y a 8 ans.

Les républicains scandalisés

Ce choix de l'abstention n'a pas beaucoup plus dans le spectacle politique des Etats-Unis. En effet, sur Twitter, #Donald Trump appelait le représentant des Etats-Unis à l'ONU à rejeter cette résolution grâce à un veto. Puisque cela n'a pas été fait, il a néanmoins tenu à rassurer ses partisans : "Les choses seront différentes après le 20 janvier." Ce n'est qu'une question de temps avant que l'administration Obama n'ait son dernier mot à dire au niveau national comme international. Pendant longtemps, démocrates comme républicains étaient tombés d'accord sur une solution à deux Etats entre Israël et Palestine, mais la ligne républicaine a changé depuis le discours de campagne de Cleveland.

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En effet, Donald Trump, sans plus évoquer cette solution, parle désormais simplement d'un désir de paix durable au Moyen-Orient.

En tout cas, les médias français parlent d'une "ultime mise en garde d'Obama à Israël." Il est vrai que, depuis l'annonce de la défaite d'Hillary Clinton, ce dernier a multiplié les prises de position pour éviter que certains sujets ne soient rangés sous le tapis. Par exemple, les élections présidentielles américaines, dont les démocrates craignent qu'elles aient été truquées par les Russes - seulement depuis la victoire de Trump, évidemment. La question de la consolidation de l'OTAN, importante pour les démocrates, fait aussi l'objet d'une dernière tournée de Barack Obama en Europe. Bref, les démocrates craignent de perdre la main et font le maximum pendant le mois de pouvoir qu'il leur reste pour soulever les nombreux enjeux auxquels la nouvelle administration devra faire face.