L’homme d’affaires Donald Trump a plusieurs fois fait faillite. Le président #Donald Trump ne voit pas pourquoi le monde entier n’accorderait pas une remise de ses créances sur les États-Unis. C’est simple : vous devez six mois de loyer à votre propriétaire qui aurait beaucoup de difficultés à trouver un autre locataire. Vous ne lui payez plus qu’un demi-loyer, et vous négociez : soit il vous consent d’effacer trois mois de dettes et de réduire un peu les loyers à venir, soit vous squattez encore quelques mois avant de lui laisser un bien peu valorisable. En général, il accepte. Par deux fois, en mai, puis courant juin, Donald Trump a laissé entendre que le #budget fédéral pourrait se déclarer en défaut, et ne pas honorer la dette.

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Une dette détenue par le monde entier et en particulier la Chine (1,27 billon d’USD), le Japon (1,19 billon), les paradis fiscaux des Caraïbes, les pays exportateurs de pétrole, suivis du Brésil, du Royaume-Uni, de la Suisse, &c. (Allemagne et France restant des ‘’petits’’ créanciers, devancés par la Belgique). Et voici que Donald Trump vient de nommer au Budget l’ultra-conservateur Mick Mulvaney. Il sera le directeur de l’Office of Management & Budget, soit l’équivalent d’un ministre du Budget qui arbitre les appels de fonds des ministères et présente la note globale aux parlementaires. Mick Mulvaney a toujours ou presque voté contre les dépenses présentées par ses collègues républicains, est tout aussi fervent réducteur de taxes sur les entreprises et les plus riches que Donald Trump. Il est tout disposé à réduire de sept billions les taxes et impôts et à consacrer un demi-billion (500 milliards de dollars) à des travaux d’infrastructures pour relancer l’emploi par le lancement de grands travaux.

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Moins de ressources, davantage de dépenses, et la note présentée au monde entier, telle est la recette de Donald Trump. On comprend mieux pourquoi il assurait que le Mexique — parmi d’autres pays — paierait l’érection du mur frontalier…

Remboursement illusoire

Théoriquement, moins de ressources, plus d’investissement est une option viable si la croissance prend son envol. C’est ce que promet constamment Donald Trump. Il vient de demander au Département d’État de lui présenter le coût des mesures de protection de l’environnement. Il sabrera aussi dans les dépenses d’aide internationale, dans la contribution aux Nations-Unies, &c., et, c’est sûr, le miracle se produira. Sauf que… si le reste du monde n’y croit pas, la crise entraînera une récession mondiale d’une ampleur inouïe. Cela ne semble pas effrayer Donald Trump qui se répand en tweets sur sa victoire. S’il lui avait fallu emporter le vote populaire, il aurait fait campagne autrement, et il a terrassé Hillary Clinton dans les États pivots, pour bien moins cher qu’à son adversaire.

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Les résultats définitifs ont été publiés : 48,2% pour H. Clinton, 46,1 pour D. Trump, 5,7 pour d’autres candidats, soit un écart de 2,86 millions de voix. Au plan international, Trump menace, vocifère, et reçoit les représentants partis d’extrême-droite européens ou leur envoie ses délégués. Après le Britannique Nigel Farage, c’est au tour de l’Autrichien Heinz-Christian Strache du Parti de la Liberté. Quant à Marion Maréchal-Le Pen, elle est considérée prometteuse. Diverses formations, appuyées financièrement et autrement par la Russie, prêtes à reconnaître l’annexion de la Crimée, vont-elles devenir les interlocuteurs privilégiés des États-Unis ? Le Pentagone vient de confirmer que la Russie n’était plus considérée menaçante par les États-Unis. Donald Trump ne s’intéresse plus aux rapports des services ou de la Défense car, selon lui, il peut s’en dispenser : il est ‘’plus intelligent’’ et s’informera seulement ‘’quand il le demandera’’. Quand un avion détourné frappera la Trump Tower, peut-être se plaindra-t-il de n’avoir pas été informé à temps (par tweet) de la menace, mais en attendant, tout va au mieux dans le meilleur de la TrumpLand... #Economie