Selon la #CIA, les intrusions dans les serveurs du comité démocrate et de John Podesta, coordinateur de la campagne d’Hillary Clinton, afin de diffuser des courriels via WikiLeaks, étaient le fait de partisans de Donald Trump et de hackers russes. Cela reste à préciser, mais ce qui est sûr, c’est que la Russie a monté en épingle des éléments pouvant être considérés gênants pour la candidate démocrate, les relayant massivement sur ses sites officiels (Russia Today, Sputnik…) et des relais officieux d’activistes pro-Trump. Cela suffirait-il à expliquer la très faible avance en voix du désormais président élu dans quelques États-clefs ayant fait basculer l’élection ? C’est possiblement l’un des facteurs, mais l’essentiel est tout autre.

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Maintes fois pris en flagrant délit de mensonge éhonté, #Donald Trump n’en a pas subi de réelles conséquences, tout ce qui provenait des médias classiques étant systématiquement mis en doute ou ignoré par une très large majorité de son électorat. L’exemple le plus flagrant fut une intervention de Barack Obama interrompu par un vieil homme partisan de Trump. Le président calma la foule houleuse et s’adressa chaleureusement à son contradicteur, épisode filmé, diffusé et rediffusé. Ce qui n’empêcha nullement Donald Trump de prendre à témoin ses suiveurs sur Twitter et les participants à ses réunions de campagne en clamant ‘’vous l’avez tous vu !’’ (Obama censé avoir rabroué, voire agressé le vieil homme). La plupart (mais non la totalité) des élus et caciques républicains s’accommodent fort bien d’un Donald Trump fieffé menteur, escroc (avec sa fondation et la Trump University, son projet de complexe immobilier au Mexique), &c.

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Mais qu’il ait été élu avec l’aide du Kremlin passe moins bien, en particulier chez ceux se consacrant à des domaines tels la Défense, les Relations internationales, les traités commerciaux.

Offensive des démocrates

Les représentants démocrates (députés des districts) ont jusqu’à présent en vain tenté de mettre sur pied une commission parlementaire (donc, bipartisane). Les républicains ont chaque fois botté en touche. Mais voici que les sénateurs républicains Lindsey O. Graham, John McCain et Richard Burr leur prêtent une oreille plus attentive. Or les deux derniers président des commissions sur les forces armées et le renseignement extérieur. Donald Trump ne semble guère s’en préoccuper et s’est gaussé de ces accusations dans un entretien avec le magazine Time. Ce pourrait être la Russie, mais aussi la Chine, ‘’ou un gus du New Jersey’’, a-t-il plaisanté. Il a aussi fait dire par des aides que l’accusation provient de qui avait déclaré que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive (ce qui vise la CIA et inclut les présidents Bush Sr & Jr).

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Il se conforte d’un sondage qui impute cette interférence russe à une allégation complotiste du camp Clinton. Cela reviendrait à dire que la CIA a été abusée par la candidate démocrate. Cela répond aussi au fait que la CIA, censée avertir constamment le président élu, s’y refuse, redoutant que des informations sensibles finissent sur Twitter. La CIA préfère informer le futur vice-président Mike Pence, estimé plus fiable. Il est à établi qu’en nombre de voix, Hillary Clinton a devancé The Donald de près de trois millions (2%). Trump l’impute à des fraudes massives que le FBI est bien en mal d’établir. Certains démocrates tentent à présent en coulisses de persuader les républicains du risque de voir Donald Trump démanteler les services de renseignement en y plaçant des affidés suivant des consignes inspirées par le Kremlin. Cela pourrait certes faciliter les négociations d’#Exxon Petrol (dont le Pdg, Rex Tillerson, deviendra Secretary of State en charge des Affaires étrangères) avec la Russie. Mais la question commence à se poser vraiment : Trump est-il l’idiot utile de Vladimir Poutine ou son commis rémunéré ? Si cela devait s’avérer, quelques Nigel Farage, Marion Maréchal-Le Pen et d’autres pourraient s’en inquiéter.