Yahya Jammeh, l'un des présidents africains les plus homophobes et violents de l'histoire, vient de perdre les élections présidentielles en #gambie. Cela faisait 22 ans que le président Jammeh était au pouvoir dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, mais c'est Adama Barrow qui a remporté la victoire aujourd'hui avec 45.5% des votes. Yahya Jammeh avait menacé de tuer tous les homosexuels de Gambie, en précisant que cela serait fait en leur coupant gorge. Il employait le mot "vermine" (en anglais 'vermin') pour parler des homosexuels, et n'hésitait pas à les comparer à des moustiques dont il fallait se débarrasser. Il avait aussi déclaré pouvoir guérir le sida grâce à des herbes et des bananes, mais seulement le lundi et le mardi.

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Pendant un discours aux Nations Unies en 2013, il décrit l'homosexualité comme "la plus grosse menace à l'existence humaine" et, en 2014, il signe une loi pour mettre toutes les personnes condamnées pour "homosexualité aggravée" en prison.

Une situation inquiétante pour les homosexuels en Afrique

Le nouveau président Adama Barrow a quant à lui étudié et travaillé au Royaume-Uni pendant des années avant de retourner dans son pays d'origine et de se présenter aux élections présidentielles. Il a juré d'améliorer la situation économique du pays, mais n'a fait aucune déclaration sur les #droits #LGBT. Adama Barrow sera donc le troisième président gambien depuis l'indépendance du pays en 1965. Il prendra ses fonctions en janvier.

Rappelons tout de même que les droits des homosexuels sont loin d'être respectés dans bon nombre de pays africains.

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En effet, la plupart des pays africains condamnent très violemment l'homosexualité. Bien souvent, les homosexuels qui passent devant le juge sont condamnés à de la prison à vie, mais ils peuvent aussi risquer la peine de mort dans certains des pays les plus répressifs comme le Mali ou le Soudan. La Gambie reste parmi les pays du monde les plus fermés aux droits LGBT : l'homosexualité y a toujours été illégale et un homosexuel peut encourir une peine de prison à vie s'il est dénoncé à la justice. Espérons donc que le nouveau président change la donne à ce niveau-là.