Comme en 1943 dans le Ghetto de Varsovie où on a laissé mourir les populations, la même chose recommence en 2016 à Alep en #Syrie. Malgré les appels au secours des organisations humanitaires et des populations, la communauté internationale ne bouge pas et baisse la tête. En 2013, l’utilisation des armes chimiques par Bachar était considérée comme une ligne rouge à ne pas franchir et décidée par les Américains ; or Obama n’a pas respecté sa parole, il a refusé de passer outre son titre de Prix Nobel et a refusé d’intervenir en Syrie. La France s’est trouvée coincée, sans rien faire toute seule, tout en demandant le départ de Bachar. La Syrie est une terre fermée au reste du monde.

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Cécile Duflot, Mariton et d’autres députés ont été refoulés à la frontière turque, ne pouvant entrer en Syrie.

La #Russie de Poutine a attendu. Elle est intervenue ensemble avec l’Iran et le Hezbollah pour préserver la Syrie utile et sauver Bachar. Poutine apparait donc comme l’homme fort de ce Moyen Orient. Les escadrons de la mort de Bachar risquent de s’attaquer aux populations dont on soupçonne une partie d’être complice avec les rebelles d’Al Nostra considérés comme des ennemis du régime de Bachar. Les démocraties occidentales se contentent de banquet en banquet de montrer leur indignation sans rien faire. Les Russes ont construit une base d’aviation à Lattaquies qui vient compléter la base navale de Tartous et la Syrie devient une sorte de show-room des armes russes modernes.

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Poutine impose la violence à l’Occident qui se contente de faire des discours et de montrer son indignation. Il revient aux Occidentaux d’appréhender la variable violence, et sans devenir violents eux-mêmes, d’essayer de comprendre celle-ci pour mieux la domestiquer au Moyen Orient vis-à-vis d’Al Qaïda et de l’#Etat Islamique. L’élection de Trump est une bouée de secours pour Poutine. Les démocraties européennes vont être marginalisées dans la résolution des problèmes au Moyen-Orient et pour Poutine l’arrivée de Trump est du pain béni. L’Occident assiste impuissant au massacre à ciel ouvert des populations d’Alep.

Une fois la victoire acquise, les Russes et Bachar vont ramener leurs troupes vers Palmyre pour en chasser l’Etat islamique. Après avoir longtemps été marginalisé au Moyen Orient, Poutine revient par la grande porte et impose sa stratégie de résolution brutale de résolution des conflits et les avantages qu’il pourra en tirer en matière de la reconstruction de la Syrie.

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Les rebelles n’occupent qu’une toute partie de la ville et la victoire de Bachar va être totale.

Peu importe les bains de sang concernant la population civile car, cynisme international oblige, une fois la guerre terminée, les Occidentaux, la France, l’Allemagne et les autres qui n’ont rien fait, voudront bien participer aux agapes en matière de reconstruction. Dans la reconstruction de la Syrie, le grand ordonnateur sera russe et invitera Trump, les entreprises françaises et de l’Union européenne n’auront que des miettes en réponse au courage que leur pays a mis en avant pour sauver les populations civiles et favoriser la démocratie en Syrie.