Des cyberattaques de grande ampleur, ayant notamment conduit à la diffusion des courriels de la convention démocrate et des conseillers d'Hillary Clinton, ont perturbé l'élection présidentielle américaine cette année. Ces fuites ont conduit à un débat politique largement dominé par les informations qui ont pu être tirées de ces courriels. Dès les premières remontées de ces attaques, de nombreuses agences de renseignement américaines ont été convaincues de l'intervention de la Russie dans le but de favoriser le candidat Trump. Aujourd'hui, nous apprenons que le président Barack #Obama serait intervenu personnellement auprès de son homologue russe, Vladimir #Poutine, pour le mettre en garde des conséquences de ces #cyberattaques.

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Une conversation lors du G20 en Chine

Lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le président sortant, qui cédera le pouvoir le 20 janvier prochain, a expliqué qu'il avait fait part des préoccupations de Washington à son homologue russe lors du sommet du G20 en Chine. Barack Obama s'est expliqué sur ces accusations : "Pas grand-chose ne se passe en Russie sans l'aval de Vladimir Poutine ". Suite à cette conférence de presse, une réponse russe ne s'est pas faite attendre. Iouri Ouchakov, conseiller auprès du Kremlin, a tenu ces propos à l'agence Tass : "Il y a eu une conversation en tête-à-tête et différents thèmes ont été abordés. Celui-ci a été évoqué. Nous avons donné une réponse très claire qui ne correspondait peut-être pas à ce qu'Obama essayait de nous expliquer ".

Des accusations soutenues par les agences de renseignement américaines

La CIA et le FBI, bien que cette dernière agence ait mis du temps avant d'accréditer la thèse de l'implication de la Russie dans ces cyberattaques, sont maintenant intimement convaincues de l'intervention russe pour favoriser le candidat Donald Trump, selon deux agences gouvernementales qui se sont confiées à l'agence de presse Reuters.

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C'est pour cela que le président sortant Barack Obama a tenu à demander, lors de sa conférence de presse, au nouveau président élu, d'accepter la mise en place d'une enquête "bipartite, indépendante" sur ces piratages.