Les forces spéciales irakiennes, en avant-garde du gros des assaillants, ont atteint les rives du Tigre qui partage #Mossoul en deux. Pratiquement tous les quartiers de l’est de la ville sont aux mains de l’armée irakienne et la retraite vers l’ouest, la Syrie et Raqqa est coupée pour les djihadistes encerclés dans les quartiers du sud-ouest de la ville qui sont aussi les plus peuplés. Plus #Daesh recule, à Mossoul mais aussi en Syrie (où les forces turques et leurs alliés des milices rebelles accentuent leurs offensives, notamment sur el-Bab et que d’autres et les Kurdes assiègent Raqqa), plus il multiplie les diffusions d’#exécutions. On aimerait pouvoir croire que ces vidéos, mettant en scène des enfants de plus en plus jeunes, soient des mises en scène de contre-propagande émanant d’officines soutenant par exemple les rebelles syriens, voire le régime.

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Mais leur authenticité ne fait guère de doute. Mais toutes ne proviennent pas de Daesh. D’autres sont dues à al-Qaida, comme celle montrant les parents d’une fillette de sept ou neuf ans emmenée se faire exploser… Pratiquement partout, que ce soif face à l’armée syrienne appuyée par les forces russes (ainsi, hier, à Homs), ou les forces turques, kurdes et irakiennes et l’aviation et les détachements de la coalition, Daesh cède du terrain et accentue sa propagande : exécutions, appels à commettre partout des attentats.

Écoles du djihad

Diverses vidéos ont montré des enfants âgés de huit à douze ans ou de très jeunes adolescents en treillis chargés d’exécuter des prisonniers revêtus de combinaisons aux couleurs vives. Mais la dernière en date montre un gamin assurément âgé de moins de quatre ans (deux-trois ans selon Russia Today) tirant au pistolet sur un détenu attaché à un grillage.

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Le visage de l’adulte engageant une balle dans l’arme avant de la tendre au bambin qui tire en fermant les yeux reste hors-champ. On ne peut situer la scène, présumée se dérouler à Raqqa. L’autre vidéo récente émane des abords de Deir-ez-Zor et montre trois prisonniers kurdes exécutés par balles ou égorgés par des enfants d’environ dix ans. Ces gamins sont longuement formés dans des ‘’écoles du djihad’’, endoctrinés religieusement et entraînés à combattre ou à mener des actions suicidaires et des exécutions. Mais en d’autres instances, ce sont les parents eux-mêmes qui filment leurs enfants. C’est la première fois qu’un enfant si jeune apparaît dans un tel document… Le sort ultérieur de ces enfants, dont beaucoup sont issus de familles étrangères à l’Irak et à la Syrie, sera problématique. Si certains ont effectivement participé à de réelles exécutions, pratiquement tous ont été forcés d’en mimer, de se déterminer entre devenir combattants ou se sacrifier en se faisant sauter… Ces vidéos ne visent pas qu’à intimider les soldats ou miliciens, assurés de ne pas survivre à une capture ou à endurcir des enfants.

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Elles ont aussi pour objet de recruter de très jeunes gens : si des gamins ont le cran de combattre et tuer, qu’attendent-ils pour se livrer à des attentats, faute de pouvoir à présent rejoindre le califat (ou la Libye) ? La plupart des jeunes gens, comme ceux ayant égorgé un prêtre à Saint-Étienne-du-Rouvray, avaient visionné de tels documents. Outre lors d’attentats, Daesh s’en est pris aussi à des enfants, les exécutant devant leurs parents avant de tuer ces derniers, accusés de trahison ou d’intelligence avec les forces armées ou des milices. Se retirant des quartiers perdus de Mossoul, les djihadistes se sont livrés à des exécutions de familles entières, le plus souvent en public, affirmant qu’ils reviendraient.Le sort des populations civiles, qui tenteraient de fuir les quartiers les plus peuplés de Mossoul, encore contrôlés par le califat, inquiète de plus en plus fortement les organisations humanitaires.