Artiste au visage pluriel, Raphael Vandi Mha que ses fans nomment affectueusement Vandim Raph de Muse, est un petit loup aux dents acérées. Son talent et son génie ne se restreignant pas seulement aux arts plastiques. Ce jeune chanteur dont la voix passe avec aisance, puissance et longévité des graves aux plus aiguës, est très déterminé à inscrire sur nom en lettre d'or dans l'univers de l’#Art. Méthodique et dévoué, en dehors de son atelier d’arts plastiques, Raph de Muse Vandim, accorde une partie de son temps à mettre sa voix sur les chansons à succès du temps passé. Il ambitionne de parfaire sa formation en chant professionnel - composition musicale, et mettre à profit les techniques acquises au Centre de Musique « ART-ETHIC » à Yaoundé.

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Une préparation d’une carrière artistique plénière, telle est sa grande vision. Diplômé de l'I.F.A. (Institut de Formation Artistique) de Mbalmayo où il a obtenu un BAC artistique, Vandim Raph de Muse; a étudié l'Histoire de l'Art à l'Université de Yaoundé I, un passage couronné par une distinction : Premier Prix au Concours de #Peinture organisé par l’Université en 2006. Vandim est un plasticien d’une inspiration féconde et profonde comme le témoignent ses nombreuses toiles disséminées à travers le monde. Toujours dans une quête de l’esprit face à l’éternelle Interrogation sur l'existentialisme, il vit et travaille entre Yaoundé et Douala, concevant au gré des émotions et des médiums qu’il rencontre sur son chemin. Raph de Muse Vandim, participe régulièrement, avec beaucoup de succès, aux expositions collectives, festivals, résidences d’arts plastiques organisés à travers le monde.

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La précision et le sens spirituel de ses toiles restent sa plus grande passion

Très souvent mis sur la sellette, cet artiste aux couleurs versatiles jouis d'une immense humilité, ce qui ferais son "charme" selon ses proches. Assez idéaliste, ce Camerounais qui ne cesse de revendiquer son appartenance, arbore également la casquette de libre penseur lors de ses échanges. Interrogé sur l'origine de ses ambitions artistiques, il répond automatiquement de la sorte : "Je n’ai pas choisi le métier d'artiste. C'est le métier qui m'a choisi depuis les entrailles de ma pauvre maman. Et cela s'explique tout simplement par le simple fait que je suis issu d'une famille d'artistes. Ma maman faisait beaucoup dans la poterie, qu'elle vendait aux nombreux touristes blancs qui visitaient le paysage lunaire kapsiki (Extrême-Nord #Cameroun), et est l'auteur compositeur de plusieurs chants religieux à l'église catholique de Sir. Mon papa quant à lui, dès son jeune âge, fut très doué comme batteur de tambour, ce qui lui avait valu le nom 'Zima hidi' qui signifie en kapsiki 'la star'. Et bien plus, il était fondeur de cuivre et spécialiste tanneur de peau pour des cérémonies rituelles."

L'art pour Vandim n'est pas seulement un refuge, mais aussi une nécessité des plus visibles

Comme tout bon camerounais, dès son plus jeune âge il se passionne pour le football, mais son penchant converge naturellement pour ces essais artistiques que revêt son imaginaire au quotidien.

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En effet, après l'obtention de son BAC artistique et des participations à de nombreux festivals scolaires, il a dû se rendre compte que les arts plastiques et lui se seraient pour la vie. Sur le point d'ouvrir un cabinet de création artistique et d'expertise, l'artiste qui ne se lasse pas de donner son opinion explique sa façon de percevoir son amour pour son travail ainsi : "la peinture représente pour moi un moyen de communication visuelle très capitale. A travers mes peintures j'exprime ce que mon œil d'artiste voit. Il suffit de savoir décoder les œuvres des artistes pour mieux comprendre les réalités de notre société. Malgré tout ce je viens de dire, je pense que je suis un artiste et non un activiste. J'exprime les frustrations dont sont victimes les populations, je peins la misère et la pauvreté, je décrie les injustices et les inégalités".