Quelle différence entre un #François Fillon réclamant une totale impunité pour les parlementaires français et les parlementaires roumains abaissant les seuils de poursuites pour les abus de pouvoir, prônant l'amnistie des leurs, et le droit de faire du pognon, du flouze, des pépètes, sans droit de regard des magistrats ? Cherchez bien, c'est du même tonneau, aucune différence. Mais l'écart réside là : les Roumains sont toujours dans les rues et sur les places, il n'y pas une Française, un Français, devant le siège de LR (Les Régaliens), rue de Vaugirard. Sputnik News et Russia Today sont pratiquement les seuls médias internationaux à couvrir François Fillon d'éloges en raison de ses liens étroits avec le Kremlin et régimes affidés.

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Partout, François Fillon fait passer Donald Trump pour un philanthrope soucieux de l'avenir de son pays et non de sa famille. Paradoxe total quand on sait, quand on suit, l'actualité étasunienne. Mais le mal est fait. La France, celle de la famille Fillon, de Les Régaliens, passe pour la #Roumanie de la "famille" Ponta-Dragnea (ex et actuel Premier ministres roumains). Je publiais cette photo (E. Sur) d'une pancarte brandie devant l'opéra de Timisoara où l'un de nos compatriotes trouva la mort en 1989 et donna son nom au lycée français Jean-Louis Calderon (encore un journalope gauchiasse ?) de la capitale du Banat : "Dragnea dauneeaza grav libertatii" (nuit gravement à la liberté). François Fillon, prônant l'impunité pour les sénateurs et les députés, nuit ignominieusement à nos libertés auxquelles nous nous résignons à renoncer.

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Traiasca libertatea, Traiasca Romania

Oui, vive la liberté, vive la Roumanie ! Et honte sur la France, les Françaises et les Français. Mais où est donc la patrie de Marat et de L'Ami du peuple ? Anesthésiée, mithridatisée par les "excuses" et les aveux, ô combien partiels (voir Fillon2017) étayées par les documents tripatouillés d'un François Fillon ? Mais dans quelle fange nous vautrons-nous ? Quand je vois Roumaines et Roumains bravant le froid et la bise nocturne et Françaises et Français mollement avachis, couch potatoes, devant d'étranges lucarnes, à consulter des sondages, j'éprouve des envies d'exil, sachant que ma rage n'est plus entourée que de complaisances. Ou d'illusions d'une femme ou d'un homme providentiel se disant sans vergogne à la botte du Kremlin. Patrie des droits de l'Homme ? Mon cul ! Zazie revient dans cette Brave Patrie de la Vraie France de la France Vraie, "mère des armes, des arts et des lois", délaissés et bafouées. Cessons-là. Mourir pour des idées, oui, mais de mort lente.

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Sauf que si le PSD en venait à mitrailler les manifestantes et manifestants, à mon vieil âge, la lâcheté serait l'ultime opprobre. Grands mots, rodomontades, tartarinades ? La honte de soi pousse aux extrémités irréversibles. Mais je ne crains rien : il ne se trouvera pas de Roumains pour tirer sur d'autres Roumains. Tandis qu'il se trouvera des Français pour collaborer avec un conducator Fillon : 68% de Les Régaliens (LR) l'approuvent, quoi qu'il ait fait, quoi qu'il fasse, quoi qu'il ferait. Autant de factieux en puissance. Alors, plutôt mourir lentement, mais, surtout loin de tout cela, loin de ce marigot toléré par toutes et tous en France. Bon, retenez-moi au moins par la manche, promettez la grande réconciliation d'Un Village français, et retrouvons Nicolas Canteloup en couple avec Penelope Fillon. Avant que Marine Le Pen n'expulse Penelope au Pays de Galles.