'YA VE', ce jeune artiste congolais, reste un des personnages les plus sociables dans son milieu et celui de son entourage. Très à cheval sur ses idéaux, cet artiste multidimensionnel nous surprend à chacune de ses sorties avec un style très approprié et une vocable des plus expérimentées. Très impliqué dans le domaine culturel, c'est ainsi qu'on le retrouve dans le slam, la performance artistique mêlée au corps et à la gestuelle et enfin dans l'univers bâclé de la chanson. Ses textes sont habituellement écrits avec une certaine dextérité et un flegme relié à une société en pleine émergence.

De son vrai nom, Vhan Olsen Dombo, l'artiste Ya Vé aka "Le monstre Lyriciste", est un rappeur, slameur et écrivain.

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Entre 2013 et 2014, le rappeur sort un maxi single et un album qui lui vaudra du coup deux trophées au "Beat Street Awards". Artiste se refusant à porter les étiquettes qualificatives comme "Rappeur engagé ou politique", malgré cela, en 2015, par l'engagement de ses textes, il est interdit de faire des concerts dans son pays, le Congo-Brazzaville. S'affirmant de plus en plus dans l'activisme avec ses potes, il crée le Mouvement Ras-le-bol dont il est le coordonateur. Aujourd'hui exilé au #Cameroun, Ya Vé vient de sortir un album de poésies urbaines intitulé "Enfant d'Afrique"". Celui qui est considéré comme la plus belle plume du rap congolais, veut s'imposer en tête de file avec son écriture sans pareil dans le continent africain. Ce 18 Février 2017 à 19 heures au quartier Elig-Essono à Yaoundé (rue immeuble Jacko), l'artiste prestera en compagnie d'invités tels que : Dominique Atsama, Joel Kungu et Black Lebel House.

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La musique comme exutoire, refait le monde dans l'univers de 'YA VE'

Vhan Dombo alias YAVE est une artiste avec diverses facettes comme il aime si bien se définir lors de ses performances. Transfuge et prêt à tout pour se faire entendre, ce congolais d'origine n'hésite pas à mettre à nu les maux qui minent la société africaine. De nature vif et libéral la'rtiste ne lésine ps sur les mots afin de se faire entendre.

Lorsqu'on lui parle de #Musique il s'exprime comme suit : "la musique me permet de donner un rythme au souffle artistique tant dans l’écriture dramatique et dans la performance. Au début, faire la musique, était un moyen de s’affirmer entre potes avec des freestyles de rue comme des chiens déchainés… Puis, avec la maturité et la conscience historique de notre situation, je me suis mis à swinguer un mal être dans des beats hardcores… La musique est venue à moi. Et moi, à elle ! Je ne sais qui de l’un et l’autre a fait le premier pas. Ce qui est sûr, c’est que j’ai trouvé en la musique, une arme redoutable à idées à vaincre les armées. La preuve, me voilà aujourd’hui exilé au Cameroun".

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La Musique plus qu'une motivation, un exploit

" Ce #Concert de musiques où batterie, guitare basse et d’accompagnement et un dj aux platines, occupent les côtés de la scène, j’aurai à travers des textes de feu à pulvériser le public dans une ambiance de confiance… Entre rap et slam, l’énergie et le flow pour tenir le public en haleine durant une heure et quart… Etant à la base un rappeur, il serait question d’une traversée des titres de l’artiste enregistrés à Brazzaville et qui trouveront leurs échos au Cameroun. Des deux côtés, la soif de vivre reste la même. Des textes pointus comme « J’accuse », un titre qui a été certifié classique du rap congolais en décrochant le titre de meilleur single de l’année 2014 sera joué avec des musiciens.

En passant par des titres de slam comme « Aujourd’hui » enregistré à Yaoundé qui témoigne de la vie et difficultés communes que nous partageons en tant qu’humain. Il faut dire qu’étant performeur, l’artiste nous présentera un travail de fond bien dosé en subtilité du jeu et d’énergies".

Aussi libre qu’il y aura des espaces ouverts à l’art, l’on s’en contentera pour faire parler notre art. Il est temps d’arrêter d’attendre des festivals pour se sentir artiste.