C'est un nouveau vent de fronde qui souffle au sein du parti républicain américain : les anciens adversaires de #Donald Trump à la primaire, ceux qui n'ont pas profité de son élection à la présidence, lui mènent en ce moment la vie dure. Le sénateur de l'Arizona, John McCain, avait lui-même représenté le parti républicain à l'élection présidentielle de 2008. Ainsi, malgré qu'il ait été l'adversaire direct de Barack Obama - et adversaire malheureux, puisqu'il a finalement perdu l'élection -, il demande à Donald Trump de justifier, par des preuves, les accusations du nouveau président à l'encontre de l'ancien.

Donald Trump affirme avoir été mis sur écoute

Le 4 mars, le président américain envoyait une série de tweets rageurs accusant Barack Obama de l'avoir mis sur écoute pendant l'élection présidentielle : " C'est terrible ! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis la Trump Tower sur écoute peu avant ma victoire. Il n'a rien trouvé. C'est du Mccarthysme [du nom de l'instigateur de la chasse aux sorcières] ! (...) Est-il normal pour un président en exercice de mettre sur écoute une course à la présidence juste avant une élection ? (...) Une nouvelle bassesse !" Cependant, pour le moment, aucun indice fourni par la Maison Blanche ne justifie cette accusation.

Dans une interview à CNN, John McCain a demandé au président de rapidement prouver ses allégations : " Le président a deux options : soit se rétracter, soit fournir l'information que le peuple américain mérite.(...) Je n'ai pas de raison de croire que ce soit vrai, mais je crois aussi que le président des #Etats-Unis peut éclaircir cela en une minute. Tout ce qu'il a à faire, c'est de prendre son téléphone, d'appeler le directeur de la CIA, le directeur du renseignement national et de dire " Que s'est-il passé ?" Car ils doivent certainement savoir si le précédent président des Etats-Unis avait placé sur écoute la Trump Tower." Bref, les politiciens américains, même républicains, veulent éviter à tout prix d'entretenir un climat de suspicion généralisée entre les élus et entre les citoyens eux-mêmes. D'où la relative modération et l'appel au calme du camp républicain lui-même, celui de Donald Trump, devant ses propos.