Le 8 avril, le président américain avait dévoilé le plan d'action des #Etats-Unis contre les velléités de la #Corée du Nord : en effet, il avait déclaré qu'une armada comportant un porte-avions et plusieurs sous-marins était en route dans le Pacifique vers la péninsule coréenne. Cette annonce avait provoqué une levée de boucliers chez les Nord-Coréens, qui s'étaient immédiatement sentis agressés et avaient dénoncé un geste " insensé." Une crise avait alors débuté, suscitant les inquiétudes de la Chine et de la Russie. Aujourd'hui, le vice-président américain Mike Pence a déclaré que le porte-avions Carl Vinson et sa flotte arriveraient dans quelques jours en mer du Japon.

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C'est à l'issue d'un déplacement en Australie que le vice-président américain a affirmé son désir d'assurer la sécurité dans cette zone du monde sans cesse menacée par les provocations du voisin communiste totalitaire nord-coréen : " Là où le régime nord-coréen ne doit pas se tromper, c'est que les Etats-Unis ont les ressources, le personnel et la présence dans cette région du monde pour préserver nos intérêts et la sécurité de ces intérêts ainsi que de nos alliés."

Un détour par l'Australie

La question de la localisation de cette flotte reste en suspens depuis le 8 avril. En fait, depuis l'annonce de sa mobilisation vers la péninsule coréenne, il semblerait qu'elle ait finalement effectué un détour par l'Australie afin de faire des exercices militaires conjoints avec la marine australienne.

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C'est vers le 18 avril qu'elle aurait mis fin à ces exercices et qu'elle se serait dirigée vers le Japon pour prêter main forte aux deux alliés du Pacifique fortement menacés par la Corée du Nord : la Corée du Sud et le Japon. Ce sont également les bases américaines présentes sur ces deux pays et en général dans les îles du Pacifique qui sont menacées par Pyongyang ; elles représentent les intérêts et la présence américains en Asie Pacifique et doivent donc à tout prix être protégées.

Tir de missile nord-coréen raté

Les deux puissances sont sur le pied de guerre, et l'une ne semble attendre qu'un petit signe de l'autre pour déclencher un conflit. Ainsi, des rumeurs circulent sur une éventuelle intervention américaine contre la Corée du Nord si jamais le régime de Pyongyang tentait à nouveau un essai nucléaire sur son sol - chaque fois condamné par l'ONU. Car c'est l'arme nucléaire probablement détenue par la Corée du Nord que craignent le plus les Etats-Unis, et ils se doutent que cette dernière ait bientôt terminé de la confectionner ainsi que de la miniaturiser.

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En tout cas, la ligne rouge reste un éventuel 6è essai nucléaire nord-coréen. Au début de la semaine, le régime de Pyongyang avait tenté d'effectuer un tir de missile, qui s'était une nouvelle fois soldé par un échec, tentative que les Américains ont prise très au sérieux. #Donald Trump a en effet, à cette occasion, conseillé à Kim Jong-un de " bien se tenir."

Washington répond à la menace par la menace

Le président américain n'est pas connu pour son sang-froid, et son vice-président non plus ; ainsi, c'est une surenchère offensive qui a lieu depuis le 8 avril. Mike Pence, lui-même ancien soldat, à l'occasion d'une visite à haut risque à Séoul, a demandé à la Corée du Nord de ne pas chercher à tester la détermination du président Donald Trump. Il a même promis à Pyongyang une " réponse écrasante " des Etats-Unis si jamais le régime nord-coréen en venait à envoyer un missile contenant une bombe nucléaire sur la côte ouest américaine. Selon lui, la Corée du Nord est pour l'Asie la plus " dangereuse et urgente menace dans la région."