Du jamais vu, depuis la seconde guerre mondiale ! Un premier camp de concentration est ouvert en #Tchétchénie destiné aux homosexuels. Selon un rapport de Novoya Gazeta, (un journal qui paraît deux fois par semaine en #Russie, dénonçant la corruption et les atteintes aux droits de l’homme, ndlr) Les autorités Tchétchènes et Russes auraient mis en place plusieurs camps afin de tuer les homosexuels. Le président Tchétchène Razman Kadyrov aurait ordonné la répression. Il déclare qu’il est impossible de les persécuter parce que les gays n’existent pas en Tchétchénie. Selon le porte-parole du gouvernement : ‘’Si de telles personnes existaient, les forces de l’ordre n’auraient pas à s’en soucier puisque les proches de ces gens-là les auraient envoyés là d'où ils ne pourraient jamais revenir’’.

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Svetlana Zakharova, membre du #LGBT Russe a déclaré que beaucoup d’homosexuels ont été arrêtés. Actuellement, le réseau LGBT fait tout pour évacuer les personnes du camp. Selon le témoignage d’un prisonnier, les détenus sont entassés dans une seule pièce avec 30 et 40 personnes. Ils sont torturés avec du courant électrique et sauvagement battus jusqu’à la mort. Les prisonniers sont battus afin qu'ils dénoncent d’autres membres de la communauté gay dans la région.

La communauté Homosexuelle en danger en Russie et en Tchétchénie

Les ONG ont confirmé ces arrestations et ces enlèvements. Depuis le 29 mars, le réseau LGBT de Russie a créé un communiqué sur les réseaux sociaux informant de la création une ligne d’urgence pour les habitants du Causase du Nord. 105 Homosexuels ont été internés et 3 personnes sont mortes. Suite aux tortures, la plupart des homosexuels sont contraints de fermer leurs comptes sur les réseaux sociaux. La situation des Homosexuels dans les républiques du Caucase du Nord est très difficile.

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Être gay, c'est la peine passive d'être tué même par sa propre famille. Si la personne est arrêtée ou enlevée, car elle est soupçonnée d'être homosexuelle, elle ne peut pas rentrer chez elle, Sa seule issue est de fuir. En Russie, être gay est une menace envers les Russes. L'homosexualité y est encore considérée comme une maladie mentale. Une loi a été adoptée en 2013, punissant d'amende et de peine de prison, tout acte de ''propagande''. Le conseil de l’Europe a demandé aux autorités russes d’enquêter sur les révélations de Novaya Gazeta et de human Rights Watch. Le ministère des affaires étrangères britannique et allemand ont exigé que la sécurité des personnes appartenant au mouvement LGBT soit garantie en Tchétchénie. La situation est alarmante car il s'agit d'un crime contre l'humanité.