Entre #Donald Trump et #Vladimir Poutine, le temps de la première poignée de mains et des premiers échanges était forcément scruté avec énormément d'attention. Depuis de nombreuses années en tout cas, jamais un premier contact entre un président américain et son homologue russe n'avait suscité autant de craintes. Une réunion tenue à l'occasion du sommet du #G20, à Hambourg, et qui a finalement donné lieu à quelques sourires... et évidemment des questions épineuses. La Syrie, la Corée du Nord ou encore le changement climatique ont été abordés lors de ces discussions de plus de deux heures, soit beaucoup plus longtemps qu’initialement prévu. Les deux dirigeants ont ainsi tenté, tant bien que mal, d'ouvrir un nouveau chapitre des relations USA/Russie avec l'annonce forte d'une approche commune sur la question de la Syrie.

Publicité
Publicité

En effet, dès dimanche, un nouveau cessez-le-feu est mis en place dans le sud-ouest en Syrie, approuvé par la Jordanie et Israël. Les responsables américains n'ont d'ailleurs pas hésité à affirmer qu'il pourrait s'agir là du début d'une possible relation fructueuse entre Trump et Poutine. Malgré tout, cette avancée sur la question syrienne n'a pas masqué les tensions de longue date sur de nombreux sujets, comme la Corée du Nord, la cybersécurité ou encore l'Ukraine. Sur la question nord-coréenne, Vladimir Poutine a tenté de calmer le jeu en assurant que « le programme nucléaire nord-coréen est un problème très aigu. Nous ne devons pas perdre notre sang-froid; nous devons agir de façon pragmatique et très attentivement ». Mais de l'autre côté, les USA ont reconnu que si une approche pacifique ne fonctionnait pas, il n'y aurait alors que peu d'options restantes.

Publicité

Un sous entendu lourd de sens...

Trump et Poutine tentent de jouer la carte de la diplomatie

Mais la réunion entre les deux hommes a été encore plus dominée par la question de l'ingérence russe dans les élections américaines, un sujet extrêmement sensible. Discuter de ce sujet faisait d'ailleurs parti des demandes du parti démocrate américain à l'heure d'aborder cette rencontre cruciale. Selon la Maison Blanche, les deux présidents ont eu « un échange très robuste et long sur le sujet ». Les États-Unis ont même demandé un engagement futur de la part de la Russie afin de promettre de ne pas interférer dans la vie démocratique américaine. « Le président Trump a pressé le président Poutine a plus d'une occasion En ce qui concerne la participation russe, le président Poutine a nié une telle implication, comme ce fût le cas par le passé », a ajouté la Maison Blanche. Le ministre des Affaires étrangères de la Russie indique de son côté que Donald Trump a accepté le témoignage de Vladimir Poutine concernant sa non-implication.

Publicité

Le président américain avait d'ailleurs bien préparé le terrain sur ce sujet, puisque Donald Trump avait de nouveau contesté jeudi la conclusion des renseignements des États-Unis, en disant que « personne ne sait vraiment » qui était derrière les efforts pour influencer le résultat des élections. Une stratégie habile, la Maison Blanche affirmant d'ailleurs « qu'il y avait une alchimie positive très claire entre les deux hommes. Il n'y avait pas de relents du passé ». Preuve que les États-Unis entendent aborder ces relations bi-latérales avec diplomatie. Une volonté également palpable du côté russe. Les deux hommes pourraient ainsi récolter une « mention bien » après cette première rencontre tendue sur certains sujets de fond mais finalement correcte sur la forme... mais les efforts des deux camps devront évidemment être maintenus sur le long terme.