Si pour son entraineur des avants, Olivier Azam, il ne s’agissait pas d’un tournant de la fin de saison du LOU, force est de constater qu’il est aujourd’hui 13ème du Top 14 avec 6 points de retard sur les deux premiers non relégables, La Rochelle et Brive. En s’inclinant face à Toulon (14-22, le film du match), ce samedi soir, au Matmut Stadium, « ça se complique beaucoup mais ce n’est pas impossible. On ne s’est pas mis dans les meilleures dispositions. Cela fait très mal à cause de la juxtaposition de défaites (la cinquième de suite, ndlr) », témoignait le pilier Emmanuel Felsina. « Il va falloir digérer cela mais je sais que l’encadrement va réussir à remobiliser les troupes. Il reste six matches et il va falloir faire autre chose pour avoir une bonne issue à la fin de la saison », rajoute l’ancien toulonnais justement.

Colère contre l’arbitrage

« On a perdu contre des champions d’Europe en étant arbitré par un champion du Périgord-Agenais », le message d’Olivier Azam était froid et clair à l'issue de la rencontre ! Certains choix de la part de Patrick Pechambert, l’arbitre, sont effectivement contestables, comme par exemple le fait de ne jamais siffler à l’avantage des Lyonnais en touche puis sur les ballons portés qui suivaient. Mais. Surtout. Certains choix du LOU sont également incompréhensibles. Il s’est obstiné à choisir des pénaltouches à de très nombreuses reprises alors que le buteur était parfois dans de très bonnes dispositions, et à l’inverse, Stephen Brett a tenté un coup de pied difficile à la 71ème minute qu'il a raté. Pire encore, le choix de ne pas tenter une pénalité à une minute du terme pour choisir d’aller à l’essai alors que marquer 3, 5 ou 7 points n’auraient pas offert la victoire à ce moment précis. Au mieux, le bonus défensif. Au final, Lyon a tout perdu. Le sujet était d'ailleurs un peu tabou après la rencontre, seul Stephen Brett s’est laissé allé à ce petit commentaire... « C’est l’entraîneur qui a décidé cette semaine, avec toute l’équipe. »

Au moins la combativité

Seul point de satisfaction pour les Lyonnais, l’envie et la détermination montrées pendant 80 minutes. Sauf que cela ne paye pas. Il reste 6 matches au LOU pour se sauver : déplacements à Montpellier, Brive et Oyonnax, réceptions de Bordeaux-Bègles, La Rochelle et Grenoble. La gueule de bois ce dimanche matin est certaine mais il va falloir repartir au combat dès la semaine prochaine. Prochain rendez-vous à Montpellier le 28 mars. #Lyon sport #Rugby