Après les mauvaises nouvelles des dernières semaines, le ciel commence un peu à se dégager pour la presse à Marseille.

Le 3 avril 2015, un groupe de 5 anciens salariés de RAJ Médias, société éditrice de MarsActu.fr, en liquidation judiciaire depuis le 5 mars 2015, a racheté le site Internet, la marque et les archives devant le tribunal de commerce de Marseille. Leur offre a été retenue par ce dernier. Elle était en concurrence avec celle Fédréric Benoit, PDG de Millenium Presse, maison d'édition propriétaire de Viva Déco et Arts Magazine.

L'opération leur a permis de relancer Marsactu.fr qui avait été mis hors-ligne pendant plusieurs jour faute du renouvellement de son nom de domaine par le liquidateur judiciaire. Pour autant, la publication d'articles n'a pas encore repris. L'équipe d'entrepreneurs-journalistes marseillais se lance désormais dans une phase de réflexion pour la création d'une nouvelle structure. Pour cela, il leur faut, avant tout, mettre en place un nouveau modèle économique efficace.

« Dans ce cadre, il nous faudra trouver les fonds publics et privés nécessaires à un redémarrage serein de l'activité éditoriale avant la fin de l'année », expliquent-il dans un communiqué intitulé « MarsActu vivra » publié sur le site le 7 avril 2015.

Contrairement à ce qu'ont annoncé Valeurs Actuelles et Presse News, la forme et la nature de la future entreprise éditrice de MarsActu ne sont pas encore définies. Ces deux journaux avaient annoncé la création future d'un Scop avec l'aide de Médiapart. Sur le forum de MarsActu, l'un des journaliste du pure player marseillais précise : « il est vrai que nous avons des discussions avec le site fondé par Edwy Plenel tant du point de vue éditorial que sur le montage économique. Rien de concret n'est acté pour le moment. »

En attendant la reprise de la rédaction et de la publication d'article sur MarsActu.fr, les 5 journalistes ont ouvert un blog, Mars Médias, pour rester en contact avec leurs lecteurs. Ils l'ont également utilisé comme support de deux « Directs » pendant les élections Départementales, en mars 2015.

Les éditions des Fédérés reprennent la Marseillaise

Ce mercredi 15 avril 2015, le tribunal de Commerce de Marseille a également fait connaître sa décision au sujet de la reprise du quotidien régional La Marseillaise, en redressement judiciaire.

Il a décidé de confier la reprise du titre aux éditions des Fédérés. Il s'agit d'une société par actions simplifiée basée à Marseille, dans le 7e arrondissement. Elle est présidée par Pierre Dharréville, secrétaire département du parti communiste (PCF) dans les Bouches-du-Rhône. Celui-ci devrait, selon toute vraisemblance, quitter ses fonctions au sein du parti politique pour se consacrer à la gestion du journal.

Les éditions des Fédérés affichent un capital social de 10 000 euros. Michel Montana, déjà actionnaire de La Marseillaise et fondateur du Mondial de pétanque, et l'association des amis de La Marseillaise figurent parmi ses actionnaires, comme le signale un article de MarsActu.

Mais, malgré la reprise, de nombreux emplois devraient être supprimés dans l'effectif du quotidien. France 3 Provence Alpes évoque le possible licenciements de 90 personnes sur un total de 208 employés. Le plan social toucherait en premier les services Photo et Imprimerie.

Le journal qui jusqu'à présent possédait ses propres machines d'impression au sein même de son siège cours Estienne d'Orves, près du Vieux-Port, pourrait ainsi désormais être imprimé à Vitrolles, par un sous-traitant. #Marseille économie #Journalisme