Jusqu'au 2 décembre, le groupe Keran, implanté sur l'île de Nantes, présente une exposition de peintures étonnantes dans le hall de son siège. En collaboration avec la galerie d'#Art Gaïa, c'est l'artiste franco-chilien Franco Salas Borquez qui est mis à l'honneur. Le peintre, passionné par les mers déchaînées et la puissance de la nature, expose ses dernières toiles pleine d'angoisses et de questionnements existentiels autour du thème "La Révolte du Vent". Le groupe Keran, constitué des quatre sociétés, Sce, Créocéan, le Groupe huit et Naomis, cherche à aménager durablement le territoire nantais grâce à une approche de développement à la fois urbanistique, économique, culturel et environnemental. Ainsi, dans cette démarche de mise en valeur du territoire, Keran tente d’intégrer l’art dans la vie quotidienne, et plus particulièrement dans celle de ses collaborateurs. C’est pourquoi le groupe organise des expositions artistiques depuis plus de vingt ans.

« Faire entrer l’art dans nos locaux, c’est réaffirmer notre volonté de décloisonner le monde de l’entreprise, et d’ouvrir nos portes en offrant à chacun, collaborateurs, visiteurs et amoureux de l’art, l’opportunité de découvrir de nouveaux univers, de s’évader et de stimuler son imagination. » exprime Yves GILLET, Président de KERAN.

Une nouvelle exposition au 4 rue Viviani…

Implanté sur l’Ile de Nantes depuis juillet 2015, le nouveau siège de Keran offre à voir de remarquables expositions au sein d’un bâtiment mêlant audace, innovation et développement durable. Déjà reconnu pour son œuvre permanente « Le Miroir Magique » du vidéaste nantais Pierrick Sorin, cet espace d’expression artistique tente de faire découvrir ses artistes coup de cœur. Pour cet automne, avec la collaboration de la Galerie Gaïa, c’est Franco Salas Borquez, peintre franco-chilien qui est mis à l’honneur du vendredi 30 septembre au vendredi 2 décembre 2016.

Quand Franco Salas Borquez raconte "La Révolte du Vent"…

Né sur l’île de Chiloé au Chili et issu d’une famille de marins, Franco Salas Borquez semble vouloir honorer la mer en en représentant la puissance infinie. Un lien avec son enfance ? L’histoire de sa famille ? Des paysages qui l’ont marqué ? Rien de tout cela. L’artiste explique lui-même que dans son travail, il souhaite « mettre en relief l’impuissance de l’homme face à la nature et la férocité de la mer comme langage universel et intemporel. » Ainsi, c’est l’histoire de l’Humanité qu’il raconte. Une histoire universelle qui nous replace face à la Nature. Ses vagues insolentes nous submergent et nous mettent face à nos plus sombres angoisses. On aperçoit la vanité de nos existences. On imagine des marins luttant contre ces forces de la nature. Et à travers les mers agitées de ces paysages déchaînés, il nous offre un semblant de Memento Mori, nous obligeant alors à nous rappeler que nous ne sommes que de passage sur Terre et que, quoi qu’il advienne, la puissance de la Nature nous survivra.

Au-delà de ce sentiment très fort d’impuissance face à ces vagues qui semblent nous engloutir, on ressent une vraie force dans le geste de l’artiste. Sa réflexion est puissante. Il laisse son instinct parler sur la toile et donne libre court à ses émotions. La vague prend vie au fur et à mesure que la colère ou l’angoisse s’expriment. Ponctué de détails délicatement apposé et d’écume donnant vie à la scène, son travail prend des airs quasi cathartiques. En se libérant de ses émotions les plus agitées, il introduit le spectateur dans une forme d’introspection, le laissant face à ses peurs et ses réflexions existentielles...

Informations pratiques : 

Groupe Keran

4 rue Viviani 

44000 NANTES #Exposition #Nantes culture