Je me souviens d'un film illustre : l'aile ou la cuisse avec de Funès et Coluche, tous les deux inimitables dans cette parodie gastronomique, appuyé sur la parution d'un Guide renommé. Nous pensions que cela n'était que grimaces et travers(de porc) accentués, mais en réalité, cela n'est rien. La vérité est toute autre et aujourd'hui il est grand temps de se poser la question : qu'ai-je donc dans mon assiette, et si ce n'est pas du lard, est-ce au moins du cochon?

Mêmes les Chefs "toqués" et enrubannés n'ont pas toujours joués franc-jeu et certains ont abusé de ce qui transforme un plat "fait maison" (comme celui de ma grand-mère,) d'une simple préparation a peine enrichie de quelques feuilles de salade.

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C'est le temps ou le Gouvernement se plaint de la malbouffe déshonnête et met les pieds dans le plat afin d'y remédier. Mais voilà, à trop bien vouloir faire tout tourne en eau de boudin et un cochon (femelle) n'y retrouve plus ses petits. Déjà fusent les questions les plus légitimes mais les plus tordues! Quoi et que comprendre dans ce débat légiférant, et est-ce qu'un simple auto-collant sur la vitrine de l'Etablissement fera la différence? A vous de le dire! Moi je ne saurais pas qu'en penser. Je sais ce qu'est le "fait maison", je cuisine pour une famille de connaisseurs qui sait faire la différence entre des patates congelées proposées à la cuisson pour en faire des frites (allez voir les Nordistes, ils vous dirons ce qu'ils en pensent, eux, de ces frites mollassonnes) et des patates fraîchement pelées, découpées selon l'humeur de l'artiste, et cuites à souhait.

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Un vrais bonheur pour trois francs six sous...

Il fut une époque ou les vrais restaurateurs savaient mélanger saveurs et senteurs, couleurs et textures afin de chouchouter une clientèle qui n'était pas que machine à sous, et tous les produits du terroir étaient à l'honneur. Point de nécéssité à affirmer la main sur le coeur le label en vitrine que c'était du beau et du bon, il suffisait d'un regard, d'une salivation courtisane et des papilles frénétiques... Ah! Gargantua! Ou es-tu?

On nous a badigeonné de mélasse, englué de fibres insipides, et maintenant, dans nos assiettes, des petits insectes qui n'avaient place nulle part... avant!

Nos chers ministres eux, savent nous concocter des recettes dépourvues de nouveauté, et vous remarquerez que la base de ces dernière est toujours constituée de la même ignoble bouillie, une composition de taxes, d'impôts, de labels labellisant, de macarons de tous genres et des garanties concoctées ailleurs que dans les cuisines.

Au fait, une question? A l'Elysée, qu'est-il servit? Du lard ou bien du cochon? Du surgelé ou bien du "fait maison" Monsieur le premier cuisinier du château, Vous nomme-t-on le nouveau Vatel ou plus justement le "Vatel" du "tout venant"?

Messieurs les cuisiniers, retournez voir vos mamans, et prenez conseils, vous tirerez ainsi votre épingle du jeu et ferez bonne figure au royaume de la bonne chair, même à moindre coût! Si vous voulez le label, à vos souvenir de jeunesse, à la table de votre enfance, et je vous dirais simplement ceci : bon appétit!

BN