La Présidence française en danger?

Aujourd'hui, une constatation s'impose : la présidence française est au plus bas de l'échelle de popularité et 13% n'est peut-être pas acceptable, sauf au niveau de l'Exécutif qui refuse de prendre conscience de ce qui se produit actuellement. Le climat de confiance n'existe plus, et les deux protagonistes de la tête de la nation ont entrepris un pas de danse destabilisateur.

Vouloir danser est une chose, savoir danser en est une autre, et dans une consternation populaire, l'entrechat présidentiel n'est suivit d'aucun applaudissement.

Après une recherche sur le sujet, il apparaît, selon T.N.T/SOFRES que notre président possède la médaille en or de l'impopularité et du mécontentement.

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Les chiffres qui sont donnés en exposé sont compris entre 1978 à Juillet 2014 et concernent les président de la Vème République.

- V.G.D'Estaing (1 mandat) quittera la présidence en Mai 1981 avec 52% de mécontents et 44% de satisfaits; François Mitterrand (2 mandats) en Avril 1995 sera sortant avec 60% de mécontents et 35% de satisfaits; Jacques Chirac (2 mandats) en Mai 2007 sera sortant avec 64% de mécontents et 30% de satisfaits; Nicholas Sarkozy (1 mandat) en Mai 2012 sortira avec 60% de mécontents et 37% de satisfaits; et enfin #François Hollande, en Juillet 2014 : 79% de mécontents contre 18% de satisfaits (des irréductibles). A ce jour, après prise de température selon l'Express de 18 heures, la côte de popularité du Président Hollande est au ras des pâquerettes à seulement 13% de satisfaits.

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Pour qui ne connait pas le Chef de l'Etat français, cela peut paraître inconcevable qu'une telle descente aux enfers du Pouvoir soit possible, mais pour qui s'en est approché, qui l'a quelque peu côtoyé, cela est une normalité. J'ai eu loisir, en tant que Corrézienne, de suivre quelque peu les actions politiques de celui qui se veut Corrézien mais qui ne l'est pas véritablement, et il y a beaucoup d'interrogations sur le personnage choisit par les français afin de gouverner le pays. Il n'est pas l'homme des situations périlleuses, ce qui est navrant.

La problématique est sortie de la Corrèze, et elle a envahi le territoire français, et s'étale au-delà de nos frontières. Qui est-il, cet homme, représentant l'Etat de France, et pourquoi est-il ainsi rejeté? D'où vient son impopularité extrême et comment résoudre le problème? Déjà, existe-t-il une solution légale?

La #Politique est un monde ou chacun s'embrasse, se serre la main, mais ou les même n'hésitent pas à se poignarder lâchement à la première occasion, dès la première incartade.

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13% de satisfaits, cela revient à dire qu'il existe 83% de mécontents, désireux de voir changer l'Exécutif en profondeur. Si un tel évènement devait survenir, il y aurait alors, comme il en était entre J.Chirac et L.Jospin, un Exécutif de cohabitation forcée. Une question s'impose : Qui avec qui? Qui avec quoi?

Une jolie valse à 2 temps sur patins à glace, dans une contraction de deux identités, deux entités, afin de ne faire plus qu'un!

Remisées au placard de l'Elysée les grandes déclarations du style : le changement, c'est maintenant! Pareil pour la grande tirade du : "Moi, Président, Je..." et rangée la boite à outils avec son fourbit de déception et de rustines toutes neuves. Finies les illusions et les tromperies politiques, du moins, c'est ce qui se dit en coulisses.

Tagada voilà les "Dalton"...

Si nous sommes contraints et forcés de vivre une période de cohabitation, il faut savoir que sur les deux il y aura toujours un mauvais coucheurs qui voudra tirer à lui draps et couvertures. Cela a déjà été vécu par le passé, un passé pas si lointain d'ailleurs, et nous avons le souvenir des algarades, publiques ou non, et des impacts laissés par les tirs à boulets rouges des contestations internes.

Chacun des politiques en lice se sentant concernés, se tient prèt à entrer sur la piste de danse; Et dans la famille Dalton, passez-moi le plus méchant, le plus arrogant, le moins scrupuleux, et surtout n'omettez pas "Ma' Dalton" la plus féroce d'entre eux tous.

Est-ce que la IIIème République représentait la panacée présidentielle, qu'il faille à tout prix la plagier dans toutes ses impossibilités majeurs? La IVème démontrat qu'il n'en était rien, et maintenant la Vème est ébranlée sur ses bases puisque Monsieur Mélanchon est, paraîtrait-il, en train de plancher sur la création d'une VIème République.

Candide " l'Optimiste"personnage créé par Voltaire, est quelque peu la représentation du président Hollande qui se défend de tout voir en noir, et qui répond : j'ai ma boite à outils. Cela vaut mieux que "fraise tagada" ou encore "flamby" parfaits sobriquets adressé au dit président.

Il faudrait que l'Exécutif s'interroge sans complaisance aucune, sur ce qui s'avère être un cuisant échec politique et personnel, et descendre de ses échasses qui le tiennent en instabilité, pour qu'enfin, les deux pieds à plat sur la terre ferme, s'estompe la nausée provoquée par diverses turbulences de voyage, et qu'enfin le calme revenu, le gouvernail tenu bien en main par le capitaine du navire, la traversée s'achève sans naufrage et gagne le port en bonne santé.

Etre "Candise" est une chose, optimiste en est une autre, cependant, il n'est pas bon de se vouloir les deux ensembles, tant sont grands les risques de naufrage. Ou l'un, ou l'autre, pourquoi pas? Après tout, il peu s'avérer bon d'être optimiste par ce temps de crise cruel, mais ne pas être aveugle, voilà qi serait bien mieux. Etre optimiste à votre degré relève non plus d'un état philosophique mais d'une religion.

Enfin, Monsieur le Président : 13% de satisfaits dans votre escarcelle politique, cela ne vous dérange pas? Pour vous, je ne sais pas, mais pour la France, alors là, oui, j'ai mal au coeur et je suis prête à "vomir mon quatre heure." (dixit A.Souchon, chanteur)

BN