Et maintenant, que vais-je faire?

Telle pourrait être la pensée secrète de M.Valls, Premier Ministre du troisième gouvernement de la présidence socialiste de F. Hollande, après un rendez-vous partisan grandement chahuté, avec en toile de fond la fronde ouverte accentuée par la présence de la Ministre de la Justice, Garde des Sceaux de surcroît. Ce qui est incroyable, c'est que le personnage emblématique, carte maitresse du nouveau gouvernement Valls, Madame Taubira, forte de sa représentation quasi-intouchable, s'est permis d'agir ouvertement, dénonçant la #Politique tenue par l'Elysée, comme ce fut le cas de Messieurs Hamon, Montebourg et Madame Philippetti, sans se sentir concerner par une quelconque sanction.

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Un passe-droit, un privilège seigneurial du à son titre? Allez savoir!

Un futur "Premier Ministre?"

Lors de la rencontre annuelle du P.S, rencontre amputée de quelques personnalités représentatives du parti socialiste, les frondeurs ont conspué le Premier Ministre, stoïque sous la bordée de boulets tirés contre lui, tandis que Christiane Taubira, Ministre d'un ministère majeur, se démarqua dans sa position provocatrice, déterminée dans ses propos, affirmant le même langage que les "ex" ministres. Alors nous pouvons peut-être nous poser une question qui, même si elle paraît aujourd'hui hors propos, mérite un détour: Madame Christiane Taubira, "icône" indéboulonnable (c'est ainsi qu'elle est représentée lors de sa maintenance gouvernementale) pourrait espérer une promotion supérieure à l'envisageable dans un pays quelque peu "macho" et prétendre se voir proposer, devant les échecs répétés du Gouvernement Valls, le poste de Premier Ministre? Pourquoi non?

Une trilogie qui n'est pas de Pagnol.

Un Président au plus bas de sa côte de popularité, sans beaucoup d'espoir de réussite dans un quinquennat morose et morne, avec un Premier Ministre sur une pente savonneuse, perdant lui-aussi des points de sa côte d'amour initiale; Un Gouvernement frondeur en partie, prenant de l'importance avec des Ministres "majeurs" affichant un mécontentement qui va grandissant, ce qui peut conduire le Président à dissoudre Le parlement; Et enfin un autre personnage qui n'est pas celui que l'on croit mais Marine Le Pen et ses ambitions prononcées franchement.

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A qui devons-nous cette crise politique qui n'a son précédent qu'à la fin de la IIIème République, jusqu'à la IVème? Souvenez-vous, pour certains, qu'il en fut ainsi pendant une très longue période ou les volontés les plus déterminées n'arrivaient plus à maintenir un semblant d'ordre en France, et qu'il fallut non seulement faire appel à l'homme providentiel le général de Gaulle, mais à une nouvelle Institution établie au travers de la Vème République. Existe-t-il, aujourd'hui, une volonté de sortie de marasme politique, afin de redonner à notre pays une stabilité qu'il est en droit de prétendre, et est-ce que la volonté présidentielle, tout comme celle de son Premier ministre E.Valls seront suffisante pour faire retomber la vapeur qui menace, présentement, de faire sauter la marmite?

Un référendum?

Il va peut-être falloir l'envisager, au risque de se voir jeter à la figure un avis défavorable à une politique d'austérité qui nous conduit tout droit dans le mur. Nous payons sans être payés de retour, et lorsque les Français commencent à réagir, il est temps, pour le Gouvernement, quel qu'il soit, de s'apercevoir que la France est plus que fiévreuse, et qu'il faut la traiter autrement que par des suppositoires.

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A bon entendeur!

BN

#Manuel Valls