P.S! Je t'aime! Et le P.S. répondit : nous non plus!

Triste réalité que des lendemains qui déchantent, quand l'amour n'est plus au rendez-vous! Que reste-t-il à celui qui reste seul? Pas beaucoup malheureusement. Depuis quelques mois, une grogne qui tend à s'amplifier, change l'image de fond d'un parti socialiste blessé à la main par les épines de la rose.

Lors de sa prestation au cours du "campus d'été 2014", le premier ministre M.Valls s'est essayé à flirter avec les socialistes de tout horizon qui l'attendaient de pied ferme. Il a joué en harmonie, en solo, avec brio, mais qui a-t-il véritablement convaincu des bienfaits de son argumentation? Il me semble que ni la main sur le coeur, ni les vibratos d'une voix enrouée par l'émotion n'ont été à la hauteur de l'attente.

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Pour preuve, les huées provenant de plusieurs "camarades" lors des déclarations d'amour envers le patronat, qui se lèvera et acclamera la bonne volonté étalée à son égard; Les reprises concernant les 35 heures, de nouveau mises au placard malgré les affirmations de Matignon d'accorder à ces dernières une flexibilité de bon aloi. Bref, pas grand chose de nouveau sous le soleil, et une côte de popularité en phase descendante. Le grand schuss pour l'Exécutif? Il paraîtrait bien que c'est possible, voir envisagé.

Que reste-t-il de nos amours? Bonne question! Que reste-t-il à M.Valls afin de faire face aux frondeurs socialistes ses "camarades" et comment s'attirer les bonnes grâces d'un peuple qui n'a plus confiance en qui préside à sa destinée? La fragilité du pouvoir démontre la fragilité d'un ensemble qui n'a plus grand chose à voir avec l'architecture initialement prévue.

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Il faudrait que le Président et son #Gouvernement retombe en amour avec la France, expression venant du Canada.

Paroles, paroles, paroles...

Est-ce bien le temps de se cantonner dans une vision irréaliste du climat qui n'est pas le réchauffement planétaire dont nous parlons depuis des lustres; Malgré le bon vouloir de M.Valls "beau gosse" républicain du panel hollandiste, ce n'est pas suffisant pour redresser la barre du paquebot "France" C'est afin de palier aux erreurs commises par le Gouvernement précédant (?) qu'il a été "pressentit pour occuper un poste difficile à assumer. Peut-il agir librement? Je ne le pense pas. A lui de démonter que sa capacité d'action est plus large que prévisible.

En réalité, il s'est fourvoyé, comme d'autres l'ont fait avant lui, et il ne lui restera, pour porte de sortie, que de quitter le navire avant qu'il ne sombre tout à fait. Le siège qu'il occupe est un siège éjectable et quelqu'un à déjà la main sur la manette, au cas-ou!

Au cours du "campus d'été" du parti, des promesses ont été faites, encore! Mais l'effet espéré a été inopérant.

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Le manque de possibilité plus que probable a été le déclencheur de l'animosité affichée ouvertement. Manque d'envergure, vision étroite, plats réchauffés... Du réchauffé? Nous y avons droit! Du bonifié? J'en doute!

Ou est le lapin blanc?

Le Président F.Hollande nous a fait un coup de "Jarnac" à sa façon, et du chapeau de "Monsieur Loyal" est sorti le lapin blanc. Un banquier, sans expérience politique, proclamé Ministre de l'Economie, ministère occupé avant lui par A. Montebourg. Le nom de l'élu? E.Macron. Ce qu'on attend de lui? Un profond redressement d'une économie faillitaire, de redorer le blason de la balance commerciale.

A ce jour, il prend le pas sur le Premier Ministre parce que les attentes placées sur sa tête sont énormes, et le manque de réussite risque de l'entraîner dans la chute.

Il en est des décision gouvernementales comme des diagnostiques envers un malade: se hâter afin d'enrayer le mal et éviter sa propagation. Avons-nous le temps de l'action avant que le malade n'expire? Peut-être que la reprise de confiance envers le couple présidentiel nous permettrait d'adhérer à une espérance qui aurait des allures de miracle?

Certes, M. Valls s'agite en tous sens afin de nous faire avaler de l''huile de foie de morue imbuvable, tout en prétextant que c'est bon pour la santé. Il faudrait que le Gouvernement nous montre l'exemple.

La France a le caractère frondeur, mais elle est fidèle, lorsque l'on joue franc-jeu avec elle. Il est grand temps de s'en souvenir pour qui se trouve à sa tête.

Il faut cesser de vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes, et rien de ce qui est de vos affirmations, vos dénégations, vos prises de positions autoritaires ne saurait influencer la courbe de la température vous concernant. S'il reste une possibilité de regagner la confiance de la vox populi, vous devrez louvoyer de telle sorte qu'après avoir levé les amarres qui le retiennent à quai, le bateau France puisse prendre le large, pleine vapeur, en avant toutes, avec toute sa capacité, sa force et sa détermination à gagner. C'est cela qu'il faut dire, ne plus tergiverser, ne plus gémir; Relevez les manche, et au boulot.

Du changement audacieux, voilà le nouveau mot d'ordre qu'il vous faut déployer comme étendard claquant dans le vent de la prospérité et de la liberté retrouvée. Avec le changement, nous accepterons alors vos paroles qui ne seront plus verbiages, notre confiance vous sera acquise, et ensemble, nous irons plus loin. Tel est le destin de notre Nation.

Si vous y croyez, nous aussi pourrons y croire. Mais nous voulons vous voir à l'oeuvre maintenant.

Pour la suite, attendons de voir ce qui se présente, le future? C'est une autre histoire.

BN