Faites-moi "encore" confiance!

Une certitude s'impose en ce qui concerne la position actuelle de M.Valls, premier ministre du IIème #Gouvernement de F.Hollande : je ne voudrais pas être à sa place aujourd'hui ou il va quémander, tel le ferait un mendiant, le vote de confiance de ses comparses aussi désorientés que lui.

En fait, il aura fallut 50 minutes d'argumentations pour convaincre les récalcitrants et permettre ainsi au Gouvernement de demeurer dans la ligne de flotaison plutôt que de boire le bouillon. Peu à peu l'écart se creuse entre les contents et les mécontents, entre ceux qui demeurent dans la ligne de conduite d'un parti #Politique plutôt que de voir l'intérêt français, toujours soumis à la dictature européenne.

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A quand le grand changement annoncé?

La France connait une période qui semblait révolue à jamais. Nous avons commis le délit d'optimisme forcené. Dans son allocution, "Maître" M.Valls a menacer de s'emparer de l'article 49.3 dit d'"article d'engagement de responsabilité", permettant au Gouvernement de faire passer le texte qu'il présente sans son vote, sous le couvert de la motion de Censure que l'Opposition se doit de déposer pour la forme, sans beaucoup d'espoir de réussite. En bref, un coup d'Etat interne, loin des yeux des citoyens.

En date du 23 Avril 1961, un autre se prémunis de la même argumentation, et mis la France au défi, lors qu'une interwiew à la télévision, ou il parut en grande tenue militaire. La menace était contenue dans l'Article 16 de la Constitution de la Vème République.

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La confiance accordée? Oui mais...

C'est du bout des lèvres que l'accord fut donné, mais les paroles du grand air de l'Opéra a été transformé en refrain d'opérette, avec la même trame: les impôts qui doivent diminuer dès 2015 mais d'ici là, puis un "coup de pouce" pour les petites retraites, et quoi encore qui mérite d'être souligné? Que tout va bien madame la Marquise, sauf que le château brûle mais a part ça tout va très bien!

Déjà le Premier Ministre prévoit de demeurer installé à Matignon jusqu'à la fin de son mandat! Pari pris sur un hypothétique résultat encourageant. Bref, s'il a mouillé la chemise, il n'a rien appris de plus aux citoyens français à qui il demande un vote de confiance sur une base fluctuante et instable; Gros pari, grosse gageure. Mais après tout, il faut bien que son salaire soit justifié.

En quoi un changement permettrait le redressement de la France? Dans la confiance retrouvée.

L'idéologie de gauche socialiste a été bafouée, et en quelques années de prétentions basées sur les mêmes vieux thèmes d'un "socialisme devenu libéral" peu de choses ont évoluées.

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Le Grand Patronat lance son "cocorico" tandis que les emplois disparaissent peu à peu; Ce n'est pas tant la création d'emplois qui est au centre des débats, mais bien plutôt le fait que la France, entrée de plein fouet dans la mondialisation, à perdu ce qui faisait sa force et sa réputation de Grande nation industrielle. Nous sommes dépassés, tout comme peut l'être le Président, le Premier ministre et tous les autres qui se doivent de garder la bouche close; Interdiction de parler, telle est la devine nouvelle.

Manuel Valls n'a pas choisi la meilleure part, et malgré ses efforts, il apparaît bien peu d'issues à son dilemme. Et maintenant que le vote est entériné, que la "confiance" est "re-re- donnée" pour un laps de temps plus ou moins court, que quelques rares décisions ont été annoncées, une question se pose : et maintenant, que vais-je faire, de cette confiance qui m'est redonnée?

Peut-être écrire des paroles sur une musique populaire, espérer un grand succès planétaire qui nous sortirait de l'ornière, nous permettrait dès lors de renflouer les caisses de l'Etat, combler le trou de la "Sécu", et voir les français partir en congés comme en 36. Mais là, c'est une pure hypothèse.

Monsieur Valls, plus sérieusement, il serait bon que vous puissiez vous souvenir que rien n'est définitif et que ce "contrat de confiance" qui vous a été confié est signé en blanc; Une erreur, et le poste sera vacant. Alors, bon courage, et bon vent, c'est ce que nous pouvons vous souhaitez, dans le désir de vous voir réussir dans votre entreprise future, puisque la présente est demeurée lettre morte. C'est l'avenir de La France que vous détenez entre vos mains. Mais peut-être que vous le savez!

BN