LA FAMILLE FRANCAISE SUR LE GRIL.

Ce n'est pas la première fois que cet acquis social concernant les familles soit la cible des Gouvernements français successifs, et ce ne sera surement pas la dernière non plus. Pourquoi cet acharnement visant la révision de cette Ordonnance qui, dès le 4 Octobre 1945, instaure un nouveau système légiféré pour la relance de la natalité française ? Au sortir d'une guerre particulièrement dévastatrice, un plan de relance de la natalité française voit le jour et permet, par le biais de primes et allocations diverses, d'encourager les français à participer à ce vaste projet qui va au-delà de nos suppositions.

A l'époque, peu de gros salaires, ouvriers mal payés, pas de reconnaissance patronale, malgré la relance active pour le redressement économique et social de la nation.

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Il faudra attendre que la France, communiste et non socialiste, active un processus de primes et d'allocations reposant sur la loi d'aide aux familles françaises afin de relancer la natalité défaillante. Il était donc logique que tous les foyers bénéficient de cette action qui reposait sur le nombre d'enfants et non pas sur des salaires.

Pierre Laurent Secrétaire National du Parti Communiste français d'avertir le Gouvernement du danger que représente cette volonté exprimée de réviser à la baisse l'Allocation familiale et de raboter la prime à la naissance, dans une argumentation très explicite invoquant l'objet de la mesure qualifiée d'injuste puisque, d'après sa propre vision, c'est le prix à payer pour activer le "Pacte de Responsabilité" clé du problème. Mais n'est-il pas plus grave danger de s'entêter à ne pas vouloir les ajuster selon les besoins véritables des familles ?

1945 : Le "Baby Boom" - casse-tête pour l'exécutif certes, mais reflet du bon fonctionnement de cette allocation.

Aujourd'hui tout est chamboulé et le mode exécutoire est remis en question.

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Faut-il, ou non, exercer "l'universalité" du paiement de cette allocation dite familiale, et pourquoi ne doit-on pas y toucher d'aucune manière ?

Les syndicats haussent le ton, et d'autres associations familiales également. J'estime, pour ma part, qu'il ne faudrait pas renoncer à se poser la bonne question, et accepter la meilleure réponse qui se doit d'être donnée : est-il normal que des foyers possédants une masse salariale de plusieurs milliers d'euros perçoivent une allocation familiale quand ne s'impose nulle nécessité, au détriment de ces familles qui aimeraient, à ce jour, se voir non pas récompensées, ni assistées, mais aidées de manières plus concrètes et plus juste, afin de mieux pourvoir aux besoins des enfants?

Après la fin de la guerre, tous les foyers "populaires" avaient grand besoin de cette assistance de l'Etat afin de subvenir tangiblement à la vie des enfants ; Il était donc normal de visionner "l'universalité des droits sociaux" pour tous les foyers. Aujourd'hui, il est temps de revoir le concept.

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A force de promouvoir une pensée socialiste, on s'éloigne du social et les nantis partagent le même gâteau que les plus démunis. Ce n'est plus de la justice sociale, c'est du grand n'importe quoi.

Il faut réviser la copie gouvernementale afin de satisfaire à la justice sociale, et permettre aux foyers en danger de compter sur l'aide de l'Etat selon les critères de la pensée de notre pays.

J'ai le souvenir de la fierté de mes parents recevant la médaille d'or accompagnée d'un diplôme, le tout remis lors d'une réception, à la Mairie de Paris, dans le cadre de récompenser les familles méritantes et nombreuses, comme c'était le cas pour nous, une fratrie composée de 7 enfants. Chaque mois, le payeur des "allocations familiales" passait dans les foyers avec une sacoche pleine de billets, et remettait à la mère au foyer une certaine somme, accompagnée d' un reçu. Ma mère recomptait ces billets et pièces de monnaies précieusement, jusqu'à l'instant opportun de dépenses deux fois l'an pour nos chausser et nous vêtir. Cela est encore vrai pour bien des familles, même si le mode opératoire a changé.

Est-ce qu'une famille à forts revenus déclarés doit encaisser ces primes et allocations? C'est là ou le bât blesse. J'imagine le parallèle entre des situations divergentes impropres à la comparaison, et il me semble judicieux, malgré le remue-ménage apporté à l'évènement, de revoir en juste plaidoyer en faveur des plus démunis, l'attribution de cette prime à la naissance, tout comme le versement d'allocations familiales.

Il existera toujours des mécontents, c'est la loi de la vie sociale, toutefois, il faudra savoir passer outre pour prendre fait et cause en bonne justice sociale.

BN #Finance #Politique