Les dérives outrancières de la C.G.T.

Lorsque certains journaux dénoncent les dérives budgétaires favorables à Thierry Lepaon, secrétaire général du syndicat C.G.T. c'est à ne pas y croire. Comment cela peut-il se produire au sein d'une telle Organisation syndicale renommée pour ses prises de positions envers le Capital? Son secrétaire général est traité comme un potentat et cela, sur le dos des "camarades syndiqués"

C'est indigne de l'idée générée par tous les patrons syndicaux de la C.G. de Benoit Frachon (45/67) à Georges Séguy (67/82) ou encore Henri Krasuky, qui lui, demeurait du côté de la Porte des Lilas (R.P.) a proximité du périphérique et de ses bruits incessants, dans un immeuble de briques rouges, sans ascenseur, au coeur du populaire.

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Avait-il un semblable mobilier? Sûrement pas! Je peux l'attester.

Alors, pourquoi de telles dérives? Même les motivations paraissent pâles au reflet de la crise qui sévit pour tous. Sauf peut-être pour la C.G.T.

Le statut de Thierry Lepaon en tant que Secrétaire général de l'organisation syndicale le dispense peut-être d'utiliser les transports en commun nécessaires à d'autres afin de lui épargner une dévalorisation. Il n'en est pas ainsi pour tous les employés qui se doivent, pour la majorité, emprunter des transports indignes de la personne représentative de la Fédération? ? Fais ce que je te dis, ne fais pas ce que je fais.

Que devons-nous retenir d'un tel débordement unilatéral en faveur d'un seul individu? Pourquoi une telle débauche de finances pour un seul homme sur les épaules de qui repose la crédibilité d'un syndicat anti-patronal et anti-capitaliste?

Quoi qu'en disent les dirigeants fédéraux, ce sont bel et bien les payeurs de cotisation qui sont les soutiens financiers de l'opération.

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Remise à neuf d'un appartement de fonction loué 2000 euros/mois au coût de 130 000,00 euros avoués, puis maintenant la remise à neuf d'un bureau pour un coût de 62 000,00 euros. Exorbitant et inadmissible au vu de la situation française. Monsieur Lepaon va pouvoir faire la roue en toute tranquillité.

Un appareil syndical en net recul, voilà la vérité concernant la C.G.T.

Pour preuves : en 1948, il y avait 4 000 000 d'adhérents contre 682 000 en 2010.

Afin de retrouver l'adhésion de coeur de ceux qui ne font plus confiance à quiconque, tant aux politiques qu'aux syndicalistes, il serait plus probant, et de manière hâtive, que la C.G.T. se penche sur un vrai problème de fond, plutôt que de dériver sur un problème de fonds. Un tel recul ne s'invente pas! Et ici il ne faut pas incriminer la crise.

Certains vont penser que pour aller de l'avant il faut se donner les moyens, j'atteste que cela peut s'avérer vrai en certaines circonstances, mais le "plus mieux" peut devenir l'ennemi du "mieux" et c'est pourquoi, depuis la rue Lafayette à la place Colonel Fabien, puis Montreuil (R.P.), on assiste à un net replis des adhérents.

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Nous assistons à la répétition de la fable de J. de la Fontaine : la grenouille qui se voulait aussi grosse que le boeuf... Elle s'enfla tellement qu'à la fin elle explosa!

A bon entendeur! #Finance #Politique