Une honte républicaine de 14/18 réparée en 2014 afin d'oublier l'opprobre reposant sur la France.

Alors que la France procède à la commémoration du centenaire de la première guerre mondiale, nous sommes dans la stupéfaction d'apprendre, pour les ignorants, que des hommes, soldats de l'armée française, subirent le sort atroce de la mort infamante des traîtres et des déserteurs : fusillés pour l'exemple.

C'est le 11 Novembre 1918 que la fin des hostilités sera signée entre tous les protagonistes dans un fameux wagon stationné à Compiègne, dans le département de l'Oise. Congratulations et champagne afin d'oublier, d'enterrer, non pas la hache de guerre, mais des événements qui au fil du temps vont se transformer en souvenirs tristement célèbres : des hommes morts non pas pour la France, mais fusillés pour l'exemple.

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Une honte supplémentaire venant s'ajouter à l'emploie des gaz mortels, des tranchées et autres "douceurs" du genre

Quand le "Code Militaire" remplace le "Code Civile"

Le droit civile régente la vie française à chacun des niveaux de sa vie, mais en période de conflits, c'est le droit militaire qui s'impose. La France, dans cette sombre période de son #Histoire, vit ainsi périr ignominieusement 639 soldats fusillés pour l'exemple, pour inciter les autres à ne pas faillir à leur devoir de soldats défenseurs de la Patrie en danger.

Ne sont-ce pas là des mots a connotation historique déjà entendus? Il y eut 953 fusillés, pour raisons diverses, elles ne manquent pas dans pareilles circonstances, et 639 soldats français, prêts à s'investir dans le conflit mondial et morts pour l'exemple.

Que renferme cette expression en temps de guerre?

C'est l'application pure et dure d'une décision militaire qui peut paraître arbitraire pour certain, mais qui est légalement liée au "Code Militaire" dans le cadre d'un délit précis, ou par soucis d'exemplarité afin de maintenir les troupes dans l'obéissance totale et parfaite.

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Cette application pouvait ainsi servir de couverture à un acte d'insubordination répréhensible par la mort des infâmes : le peloton d'exécution.

C'est ainsi que des familles réclament la révision des "arbitrages militaires" d'alors afin d'être lavées de l'opprobre reposant sur leur vie. Une réhabilitation des 639 fusillés pour l'exemple, voilà leur revendication. Seront-ils entendus?

BN #Politique