Ras le bol!

Telle pourrait être la réaction populaire devant des joutes politiques qui lassent plutôt qu'elles ne mobilisent. A peine sorti d'une campagne électorale qu'une autre se pointe à l'horizon. Encore et encore...

Un peu fatiguant, surtout pour de pareils résultats. L'éléphant qui accouche d'une souris! Que nous est-il proposé? Une amélioration pour le pays, un débat démocratique afin de libérer l'emploi et rebooster la France pâlichonne et amaigrie après cette cure de désintox? Que nenni, rien de cela, ce serait trop beau! Juste une joute électorale, une passe d'armes qui consiste à nous faire prendre des lanternes pour des vessies et nous engluer, telles des moucherons dans toiles d'araignées géantes.

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Il faut sauver la démocratie! Je veux bien, mais parfois je préfère faire la sourde oreilles, tant les bruits deviennent assourdissant.

Deux boxeurs champions toutes catégories face à face, en petite tenue, gants aux points et arme blanche à la ceinture (pour les coups en douce) prêts à en découdre, prêts à ne pas en démordre.

La Démocratie au milieu jouant le rôle de l'arbitre, qui, soit dit en passant, n'a pas toujours le beau rôle, et qui donne le "la" en insistant sur tout ce qui n'est pas permis, ce que le public appelle les "coups bas" en dessous de la ceinture. La sonnette retentit, les boxeurs se saluent (hihihi) et commence le match.

Les coups pleuvent et en veux-tu en voilà! C'est à qui va tirer le premier son adversaire dans les cordes et surtout ne pas lâcher prise! Coule la sueur, les larmes aussi! Ca fait mal, on ressort les bonnes vieilles prises qui ont déjà produit leur effet dans le bon vieux temps puis c'est le gong! Fin du round!

Les soigneurs agitent les serviettes et aspergent d'eau les combattants qui n'en peuvent plus mais qui se doivent de retourner au charbon.

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Le public applaudit ou conspue son champion, qu'importe l'état physique de l'homme debout à moitié assommé, il a signé pour ça, son rêve d'obtenir le titre!

Et puis, après des prises de becs sévères, des uppercuts sauvages, des coups de savates (s'il s'agit de la boxe dite à la française) arrive le K.O final qui va mettre fin au combat, laissant un des deux adversaires au tapis! Sonné, le boxeur va commencer par compter les étoiles, avant d'admettre sa défaite. Titubant, chancelant, il va saluer la foule, qui le hue. Il salue également son adversaire qui sourit en catimini, pour s'en aller, suivi de son soigneur, se faire remonter les bretelles pour avoir perdu.

Juppé/ Sarkozy? Sarkozy/Juppé? Rien n'est dit, rien n'est joué d'avance. Chacun se tient a l'affut prêt à foncer au premier signe de faiblesse de l'autre, sans jamais se départir d'une "évidente bonne camaraderie de parti! Tous deux de la même maison, mais la pensée secrète de chacun d'eux : touche pas à ma gamelle sinon je te mords.

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Courage au deux valeureux combattants qui déjà s'empoignent avec le sourire, s'étripent amicalement.

Amicalement... Chacun sur la même voie, mais pas sur le même trottoir.

BN #Élections #Politique