Il n'est pas rare de constater qu'une période spécifique sert de prétexte à un appel syndical. Afin de ne pas déroger à cette coutume, c'est l'organisation CFDT (Confédération française démocratique du travail) qui lance une action "escargot" sur les routes pendant deux jours, jeudi et vendredi très exactement.

Les routiers sont-ils vraiment sympas?

Certes, la grève est un droit dans notre société laborieuse, toutefois, c'est comme l'alcool, l'abus n'est pas préconisé. Juste un peu, un verre à la fois. Alors juste un peu, un jour derrière l'autre, de quoi semer la panique sans rien flanquer par terre. Les syndicats ne sont plus ce qu'ils étaient. Dès lors, nous nous demandons pour qui marchent-ils... Jadis, quand les besogneux de la France, ceux-là qui payaient grassement le patronat abusif se rebiffaient, c'était sans préambule, tous unis, tous dehors, tous fauchés! Mais le cœur au chaud de l'utilité de l'action qui faisait bouger l'Elysée, le Général ayant payé pour savoir que rien n'arrêtait le peuple affamé et mécontent. C'est le déplacement de la "Marabunta" et la peur s'installe. Ça passe, ou ça casse...

Thierry Cordier, secrétaire général de la CFDT section route lance un appel à un mouvement d'action (le terme de grève n'est plus employé, ça fait désordre dans notre société où il faut mesurer son langage), pour deux journées consécutives. Cependant, le mot d'ordre est tout de même de ne pas trop pénaliser les automobilistes. La grève c'est la grève, sinon c'est un déjeuner sur l'herbe peint par Edouard Manet...

Ou bien tu luttes afin de faire fléchir le système patronal et voir les routiers accéder à un salaire autre que 10 euros de l'heure, ou bien tu ne leur fais pas perdre leurs espérances, leur temps et leurs salaires. Déjà que c'est l'injustice au grand jour... Matignon se paie grassement aux frais de la République, chacun se beurre la tartine recto-verso afin de ne pas en manquer. Et qu'en est-il du reste? Ceux qui paient impôts et cotisations, qui vont regarder les vitrines des grands magasins en poussant de gros soupirs... C'est qui le dindon de la farce?

On constate aujourd'hui la valse des augmentations, des primes et de tous ces petits riens qui agacent fortement les français en période de crise, alors que les statistiques mensongères et les médias font de l'intox à tour de bras sur la cote de popularité de l'exécutif. En réalité, la dinde de Noël, c'est le français moyen que l'on pigeonne constamment.

Le Père Noël pénalisé?

Par cette action syndicale, le Père Noël risque d'être fortement handicapé pour sa grande tournée mondiale, c'est pourquoi il va devoir astiquer le turbo de son traîneau, et doper ses rennes avec un super carburant. Ça va chauffer dans les étoiles, mais le réseau routier de l’Île de France va ramer... Comme d'habitude!

Ça risque de ne pas être triste! Et joyeux Noël!