D'une frasque l'autre, l'ex-#Président de la République fait de sa vie un roman. Les oreilles épatées, comme cherchant à prendre davantage d'ampleur, le nez busqué et deux prunelles ardentes profondément enfoncées qui le caractérise sont ceux d'un jeune faune . Un siècle avant lui, un homme se comparait lui-même à cette créature : Paul Verlaine. La comparaison peut sembler absurde, voire déplacée. Et pourtant...

Se «séchant à l'air du crime», Nicolas n'est jamais loin dés lors que quelque affaire se trame. De Bygmalion à Bettencourt, en passant par Kadhafi, nul scandale ne semble l'arrêter. Il bondit, virevolte, vibrionne de part le monde, rejetant la morale des honnêtes gens. Il s'ébaudit dans la débauche de liquidité et qu'importe le flacon pourvu qu'on ait richesse. La justice n'a qu'un désir : le condamner. Paul, par ingérence des matières liquides, aura de nombreuses démêlées avec cette dernière. Le monde s'acharne, cherche à les astreindre, leurs idéaux sont trop élevés.
La poésie verlainienne est une lente complainte face à la persécution des autres. Et quand bien même l'on déforme les faits, notre vérité prévaut. Il suffit de se pencher sur le poème «birds in the night»pour s'en rendre compte. Paul abandonne sa femme enceinte sans crier gare pour aller vivre avec Rimbaud. Six mois plus tard, l'épouse violemment rejetée parvient avec l'aide de sa belle-mère à convaincre Paul de revenir. Le poème décrit le retour de Verlaine. Sa femme y est «froide», ne «(l)'aime pas». Elle le persécute.

Nicolas, lui, fait le choix de TF1 pour exprimer son mal-être.

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Le jeune faune est poursuivi par des juges qui, tels l'épouse possessive, se refusent à le voir gaiement pinsonner. Et de sa complainte infinie pourrait naître cette citation de Brasillach : « La justice, c'est six mille ans d'erreurs judiciaires.». Nicolas, c'est cet enfant pris la main dans le pot de confiture, à qui on ne peut en vouloir tant son plaidoyer zézayant et pataud nous est touchant de naïveté.

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