La légende du "Père Noël"... oh oh oh!

Nous avons tous été des enfants plus ou moins sages et nous avons presque tous un point commun : le "Père Noël". Ah! Le fameux "Père Noël" de notre enfance, auréolé de prestige, offrant l'image du parfait débonnaire, replet et réjoui sur la toile du Net tout comme sur carte postale.

Surtout, n'allez pas croire qu'il est aimé des petits enfants, qui parfois s'en vont jusqu'à hurler de peur devant la dégaine du bonhomme qui perd soudainement son flamboyant afin de ne plus être que la réplique de Gérard Jugnot courant derrière zézétte.

OH! OH! OH!

Que possède donc ce personnage haut en couleur qui réjouit parfois, inquiète quelque peu, et qui, dès qu'arrive la sacro-sainte période de décembre, hante nos nuits de mille souvenirs? Il est indétrônable tout simplement. J'ai le souvenir de mon fils cadet assis sur les genoux de l'enflé tout rouge cherchant à lui arracher sa barbe, heureux de tirer la "queue du Mickey"

Avez-vous remarqué le peu d'empressement à nous présenter des films relatant Noël pendant la période des fêtes de fin d'année, alors que le surnaturel les elfes et le Seigneur des anneaux cohabitent ensemble?

Noël... Lorsque j'étais enfant, Noël ne représentait que peu de chose : une orange dans son papier de soie, un ou deux chocolats, des boules "crème" et un petit bout de sapin tout nu fiché dans une bouteille de lait en verre, vide bien entendu! Mais c'était Noël! Pas de télé, juste la radio... Mais c'était Noél, et le "Père Noël" n'avait rien d'une ordure. D'ailleurs il ne fallait pas être grossier, alors qu'aujourd'hui, tout est différent. Aujourd'hui, c'est le marketing avant tout. Du business. Les enfants choisissent leurs cadeaux (nous avions des joujoux) et les parents se servent de la tablette afin de passer commande!

Quelle tristesse! Quel désenchantement! Où est l'esprit de Noël?

Noël sacralisé, Noël déboulonné!

Nous ne savions rien de ce que le "Père Noël" allait nous porter mais c'était la fièvre, et vous pouvez m'en croire, elle n'avait rien de celle du "samedi soir" cette fièvre-là! D'ailleurs je l'ai retrouvé intacte dans l'attente de Noël chez mon fils ainé. Noël créait chez lui un tel état qu'il pouvait avoir une fièvre de cheval. Aujourd'hui, où est cette magie? Oui j'aime ce dont je me souviens, j'aime les moindres détails de ces attentes merveilleuses ou le Père Noël n'avait rien d'une ordure, mais tout de la joie qu'il savait procurer, qui sortait par tous les pores de son visage réjouit. Nous ne pleurions pas, nous l'espérions, l'attendant avec une foi d'enfant sans cesse renouvelée jusqu'au jour ou se brisait le rêve et que nous connaissions la réalité.

Père Noël! Pourquoi ce changement envers nous les enfants que nous voulons demeurer pendant cette période qui ne parle que de toi? Père Noël, Santa Claus, Saint Nicolas, qui que tu sois, je préfère penser que tu n'est rien d'autre que toi, l'ami des enfants de toujours.