Il est des lieux qui jamais ne trouveront le repos parce que l'#Histoire ne peut pas, ne veut pas se décider à tourner la page. Pas de repos pour les assassins, mais à ce jour, ces hommes maudits ont déjà un pied dans la tombe. Faut-il encore les faire assoir sur les bancs de Nuremberg? La traque n'a jamais cessé mais le temps passe et peu à peu les protagonistes du massacre se font rares. Ne pas oublier! Telle est la devise historique du siècle passé. Ne pas oublier afin de ne pas recommencer.

Un Octogénaire, Werner C. âgé de 19 ans à l'époque des faits, était un des soldats d'un bataillon sordide, l'escadron de la mort "Das Reïch" de la Waffen-SS. Ces démons vêtus de noir arrivèrent en Haute Vienne après avoir semé la mort sur leur passage (Tulle en Corrèze fut aussi dévasté). C'est une fois arrivés en Haute Vienne après Limoges que la tuerie fut méthodique : 642 personnes assassinées dont 452 femmes/enfants. Qui n'a pas vu les ruines ne peut pas imaginer le massacre. Partout, dans les rues, l'église, le puits... Si vous passez par là, vous comprendrez que certaines pages ne peuvent pas se tourner, et qu'importe le temps qui passe, la mort a laissé des traces partout.

Cet homme échappe au châtiment que d'autres subirent, et cela faute de preuves! Y-a-t-il besoin de preuves autres que les preuves écrites dans le sang et laissant la terre marquée à tout jamais des traces de ce meurtre organisé en bande, telle est l'appellation donnée à l'acte. A Nuremberg, ceux qui commirent de telles atrocités payèrent de leur vie, et ce n'était pas cher payé.

Dans ces régiments spéciaux, il n'y avait pas de dilettante, mais des engagés, des soldats assassins ivres de sang, serviteurs du nazisme à outrance. Pareils à Attila, le chef des Huns, la mort parsemait leur passage et rien d'autre ne repoussait. Pourquoi cette magnanimité envers cet homme qui paisiblement va achever sa vie et dormir sur un lit de cadavres? Pourquoi avancer une pareille excuse, offensant ainsi une région meurtrie, un pays martyr?

En Juin 1944, ce détachement du fameux 1er bataillon du 4ème Régiment de Panzergrenadier "Das Führer" - groupe de la Panzerdivision Das Reich de la Waffen SS arrive à Oradour sur Glane, un endroit qui va connaître la fureur des hommes avant de sombrer sous le feu des armes. Ce garçon de 19 ans est des leurs, il vit avec eux, marche avec eux, tue avec eux, et le voilà "blanchit" pour manque de preuves? Déjà cet homme fut inculpé de "meurtre en réunion de 25 personnes" ; ne sont-ce point là des preuves irréfutables?

Que nous faut-il penser de cela? Croyez-vous que ceux qui portent un tatouage sur l'avant-bras oublieront un jour malgré le temps qui passe, et l'ennemi d'hier devenu l'ami d'aujourd'hui?

Jamais mes parents ne purent oublier leur passage en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, alors ces gens meurtris dans leur âme, leurs souvenirs à jamais colorés de rouge, couleur du sang, couleur des flammes des armes sauront-ils oublier cet épisode maudit inscrit dans leur chair, inscrit dans les pierres? C'est ignoble de le penser, et il est des actes de clémence qui sont autant de plaies ouvertes douloureuses à jamais.

Je ne suis pas juge, mais ils étaient bourreaux! Où est la #Justice?