Décidément le bon sens devient une chose de plus en plus absente, dans les décisions de nos édiles liées à la menace terroriste et de ceux en charge de les appliquer. Les excès de zèle dont sont victimes actuellement certains de nos concitoyens sont alarmants. À l'école, pas moins de 200 cas font l'objet d'enquêtes! Sachant que beaucoup sont des propos tenus par des jeunes enfant, de moins de 10 ans, beaucoup de questions se posent.

Dans la vie courante, on connait la fragilité du témoignage d'une personne adulte et présumée de bonne foi. Peut-on réellement considérer comme fiables et réfléchis, les propos d'un enfant de moins de 10 ans? Sans vouloir revenir spécialement sur l'affaire de Nice largement traitée, je me pose tout de même une question... Les policiers que l'on met à toutes les sauces, sont-ils vraiment les mieux placés pour traiter un cas comme celui-ci? Les cellules psychologiques dont on nous bassine les oreilles, lorsqu'un événement grave arrive, ne seraient elles pas plus judicieuses?

À Villers Cotterêt dans l'Aisne, un père de famille vient de porter plainte pour diffamation. Son fils de 9 ans est accusé d'avoir, pendant la minute de silence à la cantine de l'établissement, crié "Allah Akbar". Il a été interrogé en présence de son père par la gendarmerie. En fait, il semblerait que personne parmi l'encadrement n'ait rien entendu... Mais un autre enfant aurait dit à sa mère travaillant à la cantine avoir entendu ces propos... Cette dernière l'a rapporté à un cadre qui lui-même en a fait part à la gendarmerie. Cela est terrifiant!

Le procureur de la république de Soissons déclare que, selon lui, les faits reproché à l'enfant sont "totalement infondés". On se croirait revenus en 1945 et les périodes noires de la libération. La délation et les règlements de comptes ont de beaux jours devant eux.

Que dire de ce professeur de philosophie, Jean François Chazerans, suspendu pour avoir "tenu des propos déplacés durant la minute de silence". Lui nie toutes incitations au terrorisme, qu'il désapprouve. Qui voulait sa tête dans l'établissement? Un élève mal noté? Des parents opposés à ses idées politiques? Tout est possible, les élèves à cet âge sont fougueux, vite passionnés et souvent réfléchissent après et non avant. 

Dans ces périodes de psychoses collectives, la mayonnaise prend très vite. En plus, la matière enseignée permet une interprétation différente des choses, ce qui est le but d'une dissertation.

En charge de 6 classes de terminale, ce professeur de philosophie avait organisé des débats avec chacune d'elles. Beaucoup d'opinions ont été émises très certainement, lors de ces débats de part et d'autres. De là à faire l'apologie du terrorisme pour le professeur, il y a un certain fossé... Mauvaise interprétation des propos? Volonté délibérée de nuire? Qui sait...

Mais pendant cette chasse aux sorcières, concernant des faits mineurs. La FNAC vend en toute impunité des livres salafistes appelant au meurtre et des disques de rappeurs aux propos nettement plus dangereux et provocateurs que ceux tenus par cet enfant de 8 ans, car eux comprennent parfaitement le sens des paroles qu'ils prononcent.
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