L'endettement de certains pays européens est colossal, l'austérité est au rendez-vous, la morosité s'installe, les prélèvements en tous genre augmentent... Vous avez l'impression que l'Europe est un échec, tout au moins cette Europe dans la quelle vous vivez. Vous rêviez d'une Europe qui apporterait non seulement la paix mais un meilleur niveau de vie pour ses habitants... Vous estimez que pour sortir de ce marasme, il faut plus de dépenses publiques et une restructuration de la dette des Etats alors vous partagez peut-être certaines idées de Die Linke (les ex-communistes allemands), Syriza (en Grèce), ou encore Podemos (en Espagne). Pourtant vous ne vous sentez pas proche de la gauche radicale...

Voyez pourtant ce que propose Nacho Alvarez, l'un des leaders de Podemos et professeur d'économie de surcroît... La dette espagnole n'est plus soutenable et doit être réduite ce qui implique trois conditions à savoir une renégociation des taux d'intérêt, un étalement du remboursement de la dette, un abandon par les créanciers d'une partie des sommes qui leur sont dues.

Ces propositions sont pleines de bon sens car si une dette n'est pas remboursable, elle doit être restructurée. C'est, en quelque sorte, l'équivalent pour un particulier du regroupement de crédit. Ce discours n'a rien de révolutionnaire, il permettrait en outre à la zone euro de sortir de cette crise qui n'en finit pas..

La tragédie de la zone euro, c'est que les partis traditionnels, notamment les socio démocrates, laissent l'Europe s'engluer dans un long cycle de stagnation. Beaucoup pensent, comme François Hollande, que c'est l'offre qui crée la demande.

La gauche radicale, contrairement aux partis d'extrême droite, ne propose pas une sortie de l'euro mais une politique pour redonner du souffle et du dynamisme à l'Europe. Ce qui n'empêche d'ailleurs pas que des états comme la France doivent prendre les mesures qui s'imposent mais qui fâchent pour se réformer et réduire le train de vie de l'Etat pour consacrer davantage d'argent aux plus défavorisés, notamment ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui ont des petites retraites ou ceux qui cherchent désespérément du travail.

Que proposent les partis d'extrême droite: la sortie de la zone euro, la fermeture des frontières et le repli sur soi. A l'ère de la mondialisation, c'est un suicide.

Et si demain en donnant la majorité à Syriza, la Grèce nous donnait une leçon de démocratie et contribuait à faire évoluer l'Europe? #Union Européenne