L'Europe doit instaurer une loi interdisant l'humiliation et la haine contre l'#Islam et incitant au respect d'autrui, même s'il n'adhère pas à ses croyances. Ce mercredi, le nouveau numéro du magazine "#Charlie Hebdo" est paru en kiosques, et ses pages comportent encore des dessins animés sur l'islam et le prophète Mohamed. Les organisations musulmanes françaises, bien qu'elles expriment de la sympathie envers les victimes du terrorisme, considèrent aussi, en même temps, qu'il n'est pas du tout conseillé de publier de telles caricatures, encore plus actuellement.

C'est ce qu'a annoncé le Président de la Fédération des Organisations islamiques en France et membre du Bureau exécutif de l'Union des musulmans d'Europe "Haj Touhami", lors d'une interview donnée à la radio russe "Spotnik". Le responsable religieux français a approuvé l'avis du Président de la Tchétchénie Ramadan Kadyrov, qui a dit que ces caricatures représentent une grave provocation aux sentiments des musulmans.

Actuellement en Russie, on se pose la question sur la nécessité de publier de pareilles caricatures. L'opposition en la personne de Mikhail Khodorkovski voit la nécessité de les publier dans le cadre de la liberté d'expression, alors que le Président Tchétchène Ramadan Kadyrov voit que c'est dangereux et offensif.

Ce n'est pas de cette manière qu'on construit des relations

La liberté d'expression atteint des fois l'humiliation et la haine, même si c'est limité aux musulmans, ce qui est inacceptable, mais au-delà,... et à la personne la plus chère aux musulmans ? Où est la sagesse dans tout cela ? On peut tolérer des critiques mais l'humiliation ? Ce n'est pas de cette manière qu'on construit des relations, a poursuivi Haj Touhami.

Les musulmans font partie de l'Etat de la France

Il a ajouté que les musulmans font partie de la communauté de France, comme en Russie, il n'existe pas de statistiques précises, mais on peut dire que le nombre de musulmans en France est d'environ cinq millions, qui fréquentent environ 2500 mosquées, et les imams existent dans l'armée ainsi que dans les prisons.

L'urgence d'instaurer une loi

En 2006, l'ancien président Jacques Chirac a demandé à la revue d'arrêter ce qu'elle fait. Mais actuellement, on voit qu'il devient urgent de faire les choses comme il se doit, dans un pays qui se proclame civilisé, qui protège les libertés, oui, mais toujours dans un cadre civilisé à l'image de la France telle qu'on aime la voir.