Un sujet brûlant vient de trouver son aboutissement entre la nuit de samedi à dimanche soir, dans une prison de Djakarta, en Indonésie, où une application de peine de mort vient d'être effectuée, et ce, malgré les nombreuses interventions diverses des ambassades des pays d'où étaient originaires les condamnés.

Suite à leurs condamnations par la justice indonésienne, 6 narcotrafiquants ont subi leur peine par fusillade, et ce, au petit matin, comme il se doit. 6 condamnés à la peine capitale, dont 2 femmes, et nul n'a trouvé grâce au regard du président indonésien Joko Widodo, élu récemment.

Les ambassadeurs du Brésil et des Pays-Bas ont été rappelés dans l'heure, mettant ainsi à l'arrêt brutalement les ambassades. Parmi les condamnés figuraient des ressortissants indonésien, nigérian, vietnamien, brésilien, hollandais, et du Malawi.

De nombreux appels à la clémence furent adressés au nouveau président indonésien Joko Widodo qui paraissait enclin à mettre une veilleuse à ces applications, mais il n'en a rien été, au grand dam des nations réfractaires à cette application.

La presse internationale s'est saisie du fait divers en insistant sur le rôle joué par Amnesty International. D'après Le Monde, Paris s'insurge, par le biais de Michel Sapin, ministre des Finances, contre l'éventualité de cette application suspendue sur la tête de Serge Atlaoui, condamné à la peine capitale depuis 2007, pour avoir oeuvré dans un laboratoire clandestin produisant de la drogue près de la capitale indonésienne.

Une vingtaine de détenus sont dans le même cas de figure, à savoir être dans l'attente dans les couloirs de la mort, dont un britannique qui, lui, fut pris en possession de 5kg de cocaïne. 

Une punition "cruelle et inhumaine"? Certes! Toute exagération de sentence peut-être qualifiée de cruelle, voir d'inhumaine. Nous en avons conscience.

Ces trafiquants ont pris des risques aux conséquences non calculées et aujourd'hui, ils ont été condamnés par une justice implacable qui les accuse d'être des fléaux contre l'humanité. La politique nouvelle de par l'élection du président est une chasse à la drogue sans pitié. Il va falloir que les narcotrafiquants revoient leurs copies avant d'entamer d'autres actions répréhensibles.

Au travers de son élection, le président a réaffirmé sa position de lutte contre les trafiquants et ce par tous les moyens, l'application de la peine capitale étant au panel des moyens envisagés.

Dans la spécificité de l'exécution des peines prononcées contre des ressortissants étrangers, un accord international permettrait aux condamnés de purger leur peine sur le sol de leur pays d'origine. Déjà il en fut fortement question lors du retentissant cas de Florence Cassez.

Est-ce que le cas ne pourrait pas faire jurisprudence?