Une fuite médicalement assistée?

Un détenu belge, condamné pour des affaires de viols et de meurtre, a obtenu l'euthanasie. Il passera de vie à trépas le 11 janvier.

Depuis quand un détenu a-t-il le droit d'échapper à sa détention sous un sombre prétexte? Cela paraît impensable, et pourtant! Cela fait froid dans le dos. 

En #Belgique, ce 11 Janvier, un individu condamné pour assassinat et viols multiples a obtenu de la Cour d'Appel de Bruxelles l'autorisation de fuir son emprisonnement par "euthanasie" sous le prétexte qu'il se juge irrécupérable, incurable même. Incroyable! C'est donc avec la bénédiction de la #Justice belge qu'au 11 janvier prochain, dans la prison de Bruges, ce multirécidiviste assassin et violeur de surcroit, va mettre les voiles définitivement et tranquillement, avec peut-être un fond sonore?

A 52 ans, après 26 années passées en internement psychiatrique, le détenu Franck Van Bleeken a obtenu l'autorisation d'être euthanasié pour mettre fin à son calvaire pénitentiaire. Est-ce que la Belgique a perdu son bon sens pour répondre favorablement à une pareille demande délirante?

Lorsque ce homme fut condamné, c'était par rapport à ses crimes "crapuleux" un viol étant toujours un crime de voyou. Il fut condamné sur sa seule culpabilité. Mais voilà qu'à ce jour, une peur panique le saisit parce qu'il doit faire l'objet d'une libération anticipée.

Plusieurs choses me paraissent contradictoires : s'il est acceptable qu'il soit euthanasié par crainte de faire d'autres victimes, pourquoi le libérer? Y aurait-il un manque de place dans les prisons belges?

De plus, il faut que la demande soit faite de manière volontaire, réfléchie et répétée. Il se doit d'être conscient! Tels sont les termes définis.

Comment conclure à une telle possibilité dès lors que le le prisonnier libérable refuse sa sortie, incapable de contrôle sur lui-même selon sa propre définition de son cas?

Qu'est-ce que cela cache réellement?

En date du 3 janvier dernier, le journal "De Morgen" signale le fait divers!

La Belgique, 2ème pays après les Pays-Bas à mettre en pratique l'euthanasie, est déjà au fait de 1807 cas enregistrés et accordés.

Ne serait-ce pas plutôt afin de fuir un emprisonnement que le détenu qualifie d'inhumain et souhaite de s'évader de manière définitive, sans douleur, sous le regard du corps médical? Ne serait-pas alors simplement une imposture légale? Cet homme ne serait pas le premier détenu à refuser le retour à la vie "civile" et décliner les conditions de libération anticipée.

Est-ce que ses victimes eurent droit à pareil traitement de sa part et est-ce que la Justice est toujours aveugle, un bandeau noir sur les yeux lui condamnant la lumière?

Dans bien des Centres de détentions français existent ces mêmes symptômes de peur radicale. Comme il n'existe pas ce qui est accepté en Belgique, les détenu n'ont plus qu'une chose à faire, commettre un nouveau délit afin de regagner "la maison" n'ayant rien qui les attends au dehors.

Faut-il exercer un droit de mort sur qui peut espérer vivre et faut-il laisser un système s'installer dans une dérive proche et rapide, afin d'exaucer le voeu d'un détenu, au risque de voir chanceler un bastion complet de la pénalité?

A trop vouloir bien faire, on peut agir contrairement à tous les principes qui régissent nos sociétés dites modernes.

En l'occurrence, est-ce que la Justice Belge veut détourner la peine de mort abolie et agir de telle sorte qu'en fin de compte, cette dernière aurait le dernier mot? A cogiter et réfléchir, mais de façon rigoureuse et définitive, sans se conduire de manière reptilienne.