Depuis l'attentat terroriste mené contre Charlie hebdo et les manifestations de soutien qui ont suivi le drame, la France se voit divisée au sujet de la liberté d'expression, valeur pourtant républicaine et démocratique au même titre que la laïcité selon une majorité des français dont la branche politique.

Les questions sont toutes les mêmes, à savoir si la liberté d'expression serait acquise ou si cette forme de la liberté devrait être limitée par des règles de morale, et que si la liberté d'expression ne pouvait être sans réglementation, serait il autant possible de la borner au sein d'une république démocratique qui en fait son symbole et à l'heure de la révolution informatique?

Depuis, les débats autour du sujet se veulent timides, voir même évités par la classe politique, le thème étant bien trop difficile pour permettre l'accession à une conclusion unanime, car d'un côté certains pensent que la pleine liberté serait toujours susceptible d'attiser la haine par ses excès, et de l'autre qu'une forte réglementation pourrait en parallèle desservir les fondements démocratiques pour le bénéfice des puissants. La presse, dans le second cas, serait par ailleurs la première à en subir les conséquences.

L'heure du débat semble annoncée

Le sujet est donc à l'heure du jour vu que la démocratie en dépend, car sans une réglementation de la liberté d'expression, la démocratie ne peut prétendre être pleinement définie. Aussi va-t-on vers une réforme morale de notre conception de la liberté ou serait il plus facile de délaisser le sujet en continuant à agir à travers une vague définition des règles? Le sujet s'annonce de ce fait difficile et le débat houleux.

La France, en recherche d'unité nationale, se voit ainsi tiraillée par les idéologies extrêmes. Comme exemple, le simple fait d'établir une règle sur le respect des convictions religieuses, pour l'athée radical, ne ferait que nuire à la conception occidentale de la liberté. Et pourtant, le devoir de morale reste à ce degré le meilleur facteur pour le maintien de l'ordre vis à vis du fanatisme religieux. Ainsi, devrons nous à l'avenir suivre une règle basée sur la morale ou plutôt une règle de principe? L'enjeu est donc de savoir laquelle des deux nous sera le plus profitable. #Gouvernement