Mohamed Merah, les frère Kouachi, Amedy Coulibaly... Quelles sont les causes liées à la haine qui poussa ces jeunes à commettre des attentats ? Etaient-elles purement religieuses, ou plutôt dues à une addition de facteurs les ayant poussé à commettre l'impensable? Car ces attentats étaient tout autant des actes de suicide, des actes sans retour commis par des jeunes en quête d'identité. Ne faisaient ils donc que répondre à un appel idéologique, ou recherchaient ils en plus de la reconnaissance ? Etaient ils de ce fait suicidaires, en plus d'être rancuniers, dégoûtés d'une existence sans éclat voire angoissés, ainsi en quête d'une forte identité ? Bien des questions se posent à leur sujet, car il est difficile, et même pour leurs proches, de comprendre un tel revirement...

Qui étaient ils ? Des jeunes issus de milieux modestes voir même difficiles, originaires d'Afrique, musulmans, français. Au premier regard ils étaient conformes au cliché que l'on se fait du jeune issu des quartiers populaires, de ce jeune révolté réfractaire aux normes de société, de cet exclu des beaux quartiers, ce délinquant et fils d'immigrés. Ainsi en plus de troubles au sein de leurs familles, ces jeunes avaient connu la stigmatisation dès leur plus jeune âge, la stigmatisation à degré de leur personne ainsi que celle à l'encontre des moeurs de leur famille traditionnelle et religieuse. L'histoire de leurs pays d'origine ne reflétait pour eux que la soumission, n'éveillait en ces jeunes que la rébellion, le déni d'appartenance au système français contre lequel ils ne ressentaient que de la rancune, et la situation internationale n'était pour eux pas moins dénigrante.

Et si la radicalisation de ces jeunes résultait d'une oppression morale et si elle était due à l'exclusion et à la stigmatisation? Il est démontré que la radicalisation des convictions religieuses résulte le plus souvent de l'oppression subie par les peuples opprimés, qu'elle est le fruit de la quête identitaire, du besoin de reconnaissance. Monsieur Valls parle lui même d'appartheid français, lui le premier ministre. Il ne peut mieux l'exprimer. De plus, les actualités internationales ne démontrent que la domination juive et occidentale sur les peuples musulmans à travers lesquels bien des jeunes français se reconnaissent. Ajoutons donc à la stigmatisation le manque de réussite personnelle, et finalement la marginalisation, pour comprendre les rouages de l'endoctrinement.

Il est donc évident que l'endoctrinement n'est que la phase finale de la radicalisation, qu'il subvient théologiquement à ce manque d'identité, et que l'acte terroriste en lui même n'est en vrai qu'un suicide paré de rancune à l'encontre de ceux qui représentent symboliquement le dénigrement moral voire le manque de réussite. #Jeunesse #Jihad #Islam