Tout croyant peut légitimement avoir un lieu de culte. L'absence d'un nombre suffisant de mosquées pour les musulmans de France, a conduit la communauté islamique à s'activer dans de nombreux cités, salles et locaux, afin de faire face au besoin. Le plus souvent installés dans les rez-de-chaussée de grands ensembles, ces lieux de prières ont pris une dénomination de "Mosquée". Nom impropre qui tend à sacraliser ce qui ne l'est pas et à donner des règles religieuses de non accessibilité aux non musulmans.

Cette perte de transparence, et de contrôle, ouvre grand la porte à de pseudos imams qui prônent une islamisation radicale et engagent les jeunes à éradiquer nos valeurs en s'engageant dans une "guerre sainte". par des interprétations douteuses du Coran.

Pas ou mal formé, ces prédicateurs entraînent des jeunes désabusés, en pertes de références et d'espérance, en donnant un sens nouveau à leurs vie.

Alors que leur quotidien est épaulé par un vide sidéral, agrémenté de chômage, de délinquance, RSA, et inversement sans espoir de quoi que ce soit, ils écoutent exactement ce qu'ils veulent entendre, ce qui va valoriser leurs vies et qui va les rendre "utiles". Inutiles pour la France et sa société laïque, ils deviennent "utiles" pour une Foi et un Dieu qui en feront des héros dans l'action et le sacrifice.

Dès lors, ces jeunes manipulés vers une destinée glorieuse, changent du jour au lendemain de condition, et d'apparence, tenues, barbes, comportement. L'"Imam" de quartier devient alors un mentor et ses paroles plus ou moins vindicatives, jouent un rôle prépondérant dans la radicalisation fondamentaliste et l'extrémisme.

On peut regretter ce constat. Mais il s'agit bien aujourd'hui d'un constat dans des zones de non droit, où l'autorité de l'état n'a plus cours.

Ces "jungles" urbaines, d'où sont exclues les valeurs notre société, sont propices aux règles propres. L'#Islam n'est en rien responsable des dérives, et la grande majorité des Musulmans de France déplorent cet état de fait.

Mais l'Etat est coupable. Devant la difficulté d'approche, nos politiques ont baissé les bras, et par démission orientent les recherches de solutions vers des sources étrangères et vers les conditions carcérales. Les jeunes partant vers les pays formant au "Djihad" sont l'aboutissement de l'embrigadement initial. Il est coupable d'inverser les chronologies comme cela est présenté quotidiennement. La prison est présentée comme un creusé qui infecte des jeunes inoffensifs qui en ressortent embrigadés. Mis sous les feux des projecteurs, il s'agit d'une réalité anecdotique qui permet aux gouvernants d'engager des mesures aux effets mineurs avec forces gesticulations médiatiques.

La non prise en considération des vrais problèmes, n'entraînera pas de solution. Cette évidence, qui ne paraît pas être une évidence politique, est donc au service d'un "Djihad" français qui ne peut que croître au fil des jours et qui amputera à terme nos libertés et notre démocratie.