Encore une fois, le Gouvernement Valls veut nous prendre pour des pigeons, et à Noël, nous sommes pris pour des dindons.

Certes, ce scandale, puisque c'est bien d'un scandale dont il s'agit, aurait pu passer sous cape, dans le brouhaha des derniers préparatifs de Noël, et pour certains, Recteurs d'Académie, la surprise fut de taille. Songez un peu : une prime de Noël augmenté de 65%, amenant la dite prime à une somme de 25.620 euros (une augmentation de 10.000,00 euros) alors que le même premier ministre Valls offre une augmentation substantielle de 4 euros aux plus démunis des français. Merci Père Noël!

Comme vous pouvez le supposer, il y a du vent sous les branches de sassafras; Et la grogne continue à s'enfler. Jusqu'où va-t-il falloir boire la tasse et se faire apprêter comme des dindons ?

Aucun scrupule, juste une explication de la part de la ministre N.V.-Belkacem qui, en outrance ironique, affirme que ce n'est pas une fleur faite au Rectorat, mais un "rattrapage" du retard accumulé concernant ces primes.

Etait-ce bien nécessaire en ces temps de disette et de chômage chronique que nul ne peut circonscrire et qui agit comme incendie destructeur par temps de sécheresse, quand souffle le sirocco?

Quelle ironie cinglante envers les plus démunis qui auront dû faire bouillir la marmite avec un peu plus de 500 euros. Est-ce là la belle République juteuse à souhait, riche pour ses enfants? Nous sommes alors des bâtards non reconnus; Seuls une certaine élite à droit au partage du gâteau qui provient de nos impôts, il faut le souligner tout de même. Sommes-nous les héritiers des grands servages d'autrefois ou seul, le Seigneur avait droit sur toutes le richesses que lui procurait l'ouvrage de ses paysans?

Espérons qu'ils ne réclament pas l'exercice du droit de cuissage, parce que Marianne ne sera pas  de la noce!

En réalité, la République a remplacé la royauté, mais n'a pas éradiqué les différences de castes. Il existe encore "la noblesse" républicaine, et ses seigneurs, et puis les autres dont nous faisons partie, les mal-logés, les mal-fagotés, les smicards, les "serfs" payant la Dîme, la Taille et la Gabelle, sans omettre les petites taxes glanées ici et là, au fil des inspirations du moment. A nous les augmentations! Celles des timbres, du diesel, des loyers, celle de la TVA, du gaz et de l'électricité; Et toutes les autres taxes que nous prennent au passage les communes et les autres. Liberté! Egalité! Fraternité! Mensonge républicain?

Madame la Ministre, votre toupet est impressionnant. Certes, vous êtes à l'abri du besoin, payée par l'Elysée qui ratisse largement. Mais quand même, ça laisse un froid, surtout après les premières augmentations qui nous permettent d'apprécier à sa juste valeur la répartition des biens collectés par les Percepteurs en offrande à la communauté.

Il est à espérer que pour la "rentrée" universitaire, ces messieurs "les Grands" auront été en pleine forme, prêts à défendre les valeurs de la République qui les engraisse telles des oies, mais qui ne demeurent qu'à l'état de "Chapons" gras et replets. Un peu de pudeur aurait été de mise, surtout en cette période ou la misère se faire encore plus sentir pour ceux qui regarde au centime d'euro près. Vous ne réalisez pas que lorsque vous aurez franchi toutes les limites dont notre patience vous gratifie, vous risquez de connaître un sursaut d'impatience engendrant la colère, et voir se lever une foule de mécontents.

Que la République dont nous voulons sauvegarder les vraies valeurs ne tombe pas en désuétude par la faute des "seigneurs" républicains qui s'en mettent plein les poches, au nom de la Justice qu'ils ont voilé, de la Liberté qu'ils galvaudent à leurs profits, de la Fraternité qui passe par les "Restos du coeur" qu'ils ne fréquentent pas. Puis j'oubliais l'Egalité. Mais là c'est une autre histoire.