Il ne faut plus prendre les électeurs français pour les dindons de la farce!

Pour ne pas déroger à la coutume, le président #François Hollande s'est essayé à l'exercice mais il n'a pas fait preuve de nouveauté par rapport à ses prédécesseurs, loin s'en faut. En fait, égal à lui-même, il a quand-même réintégré le palais de l'Elysée afin de se redorer le blason, de remettre un peu de brillant à sa fonction qui bat de l'aile. Et oui, il faut bien l'admettre, le prince charmant devrait se faire relooker s'il veut demeurer l'époux de Cendrillon. Il est grand temps de passer à 2015, et tourner les pages précédentes.

Comme nous pouvions le supposer, ce fut le train-train et rien d'explosif dans cette présentation de voeux illusoire. Quoi de neuf docteur?

Rien de plus que la sempiternelle chanson : tout va bien madame la marquise! Alors, pourquoi tant de pessimisme auprès de l'électorat français qui n'en peut plus d'être plumé comme un dindon qui va se voir farcir par des mains peu scrupuleuses?

Un peu de crainte cependant, alors que s'égrenaient les mots et les minutes. Est-ce qu'un peu d'honnêteté allait jaillir des profondeurs politiques? Que nenni mes braves! Fidèle à lui-même et à sa ligne de conduite: le plan! Le Cap, qui n'est pas celui de Bon Espérance. Et cependant, ne nous est-il pas dit qu'il faut justement la garder, cette espérance?

Résumons : Maître Renard vend ses salades peu fraîches à un auditoire blasé!

La France frémit. Elle ne frétille pas, elle frémit, pareille à de l'eau sur le feu, qui va doucement atteindre le point d'ébullition. Elle est sur le dur chemin de la reprise, mais patience, vous paierez encore des impôts en 2015. C'est promis juré, la main sur le coeur, les yeux dans les yeux et les joies festives au bout de la nuit avec champagne et tralala!

Cette année, l'accent est mis sur 3 points majeurs : de l'audace, encore de l'audace. Avancer (?) puis refuser (?). L'Audace n'est plus ce qu'elle était, tout comme la Nostalgie d'ailleurs; Avancer pour aller où et refuser quoi?

Où est le Cap? Encore une fois, c'est la ballade irlandaise en version originale que nous entendons.

Devons-nous admettre que nous sommes plus malléables entre les deux festivités, à peine remis d'un mal de tête, l'aspirine à portée de mains?

Le Pape François n'a pas passé la brosse à reluire à sa Curie, contrairement à notre François qui lui, ne se gène pas pour nous en remettre une couche. Normal, il faut que ça brille. On peut marcher dans la m... mais il faut tout de même nettoyer ses chaussures sinon attention l'odeur!

Autrefois, c'était le Président du Conseil des Ministres qui présentait les voeux de la Présidence aux Français, selon un autre calendrier. Le Président V. Auriol (4ème république) le fit au soir du 6 janvier 1949, alors que René Coty dernier président de la 4ème le fit au soir du 26 décembre 1956. Le Général de Gaulle, 1er président de la 5ème république, instituera la cérémonie des voeux à la France au soir du 31 décembre, ce qui est jusqu'à aujourd'hui.

Exercice périlleux? Non pas! Juste un petit coucou à une France réfrigérée par des annonces à haute densité morose successives, migraineuses à souhait, et qui parfois voudrait juste un peu de silence afin de mieux récupérer.

A son tour, la France vous présente ses meilleurs voeux de route pour 2015, monsieur le Président.
#Président de la République