Pourquoi?

Pourquoi ces hommes et ces femmes en sont ils arrivés là ?

A l'heure où les fêtes de fin d'année pèsent sur les digestions et les bras des éboueurs tant les poubelles sont pleines de nos agapes, il faudrait se souvenir que tout les jours des centaines de personnes meurent de faim autour du monde.

La mort d'un homme est toujours triste, mais en l'occurrence il faudrait se pencher sur la réalité

A force d'urbaniser à fond, de désertifier nos campagnes, la concentration de la population ne génère rarement que des bonnes choses. La perte des valeurs familiales, l'individualisme, l'absence de communication, le stress contribuent à isoler encore plus le néo-citadin venu plein d'espoir pour trouver une vie nouvelle censée meilleure.

Las! le coût de la vie n'est pas le même dans la grande ville, les tentations sont nombreuses, les maigres économies fondent comme neige au soleil, le travail espéré fuit trop vite pour le rattraper ou s'avère beaucoup moins rémunérateur que prévu.

La jungle de la grande cité recèle une faune bien plus dangereuse que la forêt vierge. Les prédateurs chassent jour et nuit.

La descente aux enfers commence et risque de finir dans la rue. C'est le commencement du cercle infernal, en sortir est un chemin semé d'embuches. Celui qui croit avoir touché le fond s'aperçoit qu'il y a toujours une marche de plus.

Mais certains sans abris ont fait ce choix volontairement, radicalement ennemis des contraintes de la société, ils trouvent leur compte dans ce mode de vie même si parfois c'est dur. Pauvre à Paris ou pauvre au fin fond de la Bretagne profonde, ne donne pas la même chose au final. En dépit de tout les efforts déployés par les personnes en charge des sans abris, il y aura toujours des irréductibles, de nombreux documentaires sur le sujet, l'ont démontré. C'est leur choix, ont ils toute la lucidité nécessaire pour ce faire? Difficile d'en juger.

La motivation et les raisons de ce choix doivent être respecter, après les mises en garde de rigueur.

Il faudrait prendre le problème à la base, avant que ces personnes s'enracinent dans la rue, avec tous les risques que cela sous entend, après il est vite trop tard les mauvais travers sont difficiles à combattre.

Dans des pays moins riches où la population de base est pauvre, voire très pauvre, la solidarité n'est pas un vain mot, pourquoi dans nos pays soit disant évolués n'en serait il pas de même?

SDF mot infâmant! Pourquoi cette obligation d'avoir un domicile fixe? Pour les contraventions ? Les Touaregs au Sahara ont ils un domicile fixe?

Déjà stigmatisé par ce terme barbare, comment voulez vous que le demandeur d'emploi soit serein si d'aventure il a réussi à avoir un entretien.

Modifions notre vision, soyons plus à l'écoute des autres, ne nous focalisons pas sur notre nombril.

Utopie ? Sûrement mais on peut toujours avoir une lueur d'espoir...